Le Mali vit sous l’embargo depuis le 9 janvier 2022, date à laquelle les chefs d’État de la CEDEAO l’ont imposé des sanctions économiques. Tant bien que les autorités de la transition s’assument mieux, mais il faut craindre des impacts négatifs de ces sanctions à long termes tout en engageant le dialogue.

Depuis le renversement du président de la transition Bah N’Daw en mois de Mai 2021, le Mali vit une période de turbulence à travers une crise diplomatique ouverte avec, non seulement son ancienne puissance colonisatrice, la France, mais également les organisations sous régionales, notamment la CEDEAO et l’UEMOA. Et une des conséquences visibles de cette situation  a été l’adoption des sanctions suspendant toutes les aides au développement envers le Mali, le gel de ses avoirs au niveau de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BECEAO), la fermeture de ses frontières avec l’ensemble des pays de la CEDEAO etc. Si  le gouvernement de la transition arrive bien à s’assumer jusqu’à présent, il faut comprendre d’une analyse objective que ces décisions ne seront pas sans conséquences non seulement sur l’économie du Mali qui  peine à trouver un équilibre stable depuis le début de la crise socioéconomiques et sécuritaire profonde de 2012, mais aussi sur celle de beaucoup de pays voisins du Mali. Déjà, selon beaucoup de presse locale, la fermeture des frontières maliennes, le 9 janvier dernier a considérablement impacté sur les activités portuaires du Sénégal. Le président Alassane Dramane Ouattara n’a pas manqué également de souligner lors de sa visite récente au Gabon que ces sanctions auront certainement une forte répercussion sur l’ensemble des pays de la CEDEAO. En effet, le pire des conséquences de cette situation fut le renversement comme facteur déclencheur du président Roch Marc Christian Kaboré au Burkina Faso. Quant au Mali, malgré les efforts du gouvernement à maintenir l’équilibre des prix sur le marché, certaines produits comme le sucre, le ciment, le Gaz en plus de l’augmentation de leur prix dans certains marchés commencent à être rares dans d’autres. Le gouvernement doit, comme annoncé par le chef de la diplomatie malienne, rester ouvert au dialogue. La mission du président de la commission de l’Union Africaine Moussa Faki Mahamat au Mali est une belle opportunité  pour tenter de rouvrir la médiation avec la communauté internationale. Surtout que ce dernier a été on ne peut plus clair sur l’harmonie entre les actions des autorités de la transitions et la volonté des africains en général pour une souveraineté absolue.

B. Guindo & Issa Djiguiba

Source: LE PAYS

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