Le Mali vit actuellement au rythme d’une campagne déguisée. A cause des enjeux liés aux élections présidentielles de l’après transition, des acteurs commencent déjà à envahir le terrain en vue de préparer les électeurs à leur cause. Tout montre qu’on s’achemine vers une bataille qui sera rude eu égard au poids des acteurs qui s’apprêtent à s’affronter sur le ring.  Incontestablement que la compétition mettra face à face des espèces de dinosaures : les acteurs politiques traditionnels d’une part  et des hommes d’affaires d’autre part.

 

Parmi les hommes d’affaires pressentis, il y a l’ancien patron de Wassoul’Or  qui jouit de l’avantage de ne pas  être à une première expérience du genre. Alou Boubacar Diallo en effet, a mis en difficulté des acteurs traditionnels du paysage malien lors des  dernières élections présidentielles tenues au Mali en 2018.  Il était parvenu à se classer troisième du lot de la vingtaine de candidats qui avaient participé a à la compétition lors de ces joutes électorales. La candidature d’un autre magnat se dessine de plus en plus dans le cadre des futures élections attendues au Mali.  Il s’agit de celle du PDG de CIRA-Mali, Monsieur Seydou Coulibaly ancien président du CNPM,  faut-il le rappeler. Les inconditionnels de cet homme qui a fait fortune dans le secteur des BTP sont mobilisés actuellement. C’est le sens de leurs retrouvailles à Mopti, où ils avaient promis de faire la surprise en termes de mobilisation.

Le meeting populaire du mouvement « Benkan » qui s’active pour porter la candidature de l’homme d’affaires devrait au moins rassembler 400 personnes, avaient promis la commission d’organisation au moment des préparatifs. Des acteurs traditionnels sont à l’affut.  C’est le cas des deux anciens Premiers ministres : Moussa Mara actuel président d’honneur du parti YELEMA et Soumeylou Boubèye Maïga président du parti ASMA-CFP. Tous deux sont entrain d’occuper le terrain à travers des sorties pour rencontrer les militants.  Pour sa part Moussa Mara multiplie les initiatives à la fois au Mali et à l’étranger.  Il nous revient de bonnes sources que des chancelleries ont eu à rencontrer Mara pour parler du pays et de son avenir.  Le leader politique a consacré tout le mois de mars à des rencontres de prise de contact et d’animation de débats. Mara a séjourné dans la région de Kayes.  Il vient de boucler une tournée qui l’a conduit dans plusieurs localités de la région de Sikasso.  Ces sorties sont des occasions pour Mara de tâter le pouls des militants et les galvaniser dans la perspective des joutes électorales qui sont prévues dans le pays l’an prochain.

Le président du parti ASMA-CFP et ancien Premier ministre, Soumeylou Maïga, lui également multiplie les actions sur le terrain. En début du weekend dernier, ASMA son parti a fait sa rentrée politique

Quelques heures après ce rendez-vous politique, SBM s’est rendu dans le cercle de Kati pour assister à une cérémonie d’adhésion de nouveaux militants.  Il s’agit de cadres et militants qui ont démissionné des partis ADEMA-PASJ et du MPR pour adhérer à la formation politique présidée par Soumeylou Boubèye Maïga. Un grand coup politique que le tigre vient de réussir dans le cercle de Kati où ASMA avait déjà une assise réelle selon ce qui se dit.  Pendant ce temps, le parti ADEMA se livre en spectacle, incapable d’organiser les assises pour mieux se donner du ressort dans la perspective des élections qui profilent à l’horizon.  Le comble du ridicule pour une formation politique qui a eu l’honneur et le privilège d’exercer le premier, le pouvoir démocratique au Mali.  A la faveur d’une récente sortie,  le vice-président de l’Urd, le professeur Salikou Sanogo a laissé entendre que le parti  portera le choix sur un cadre bon teint pour défendre ses couleurs aux prochaines élections présidentielles.

Les observateurs s’accordent à dire que le meilleur choix sera Mamadou Igor Diarra nouvellement arrivé dans le parti.  Il jouit d’une bonne réputation auprès des Maliens et dispose de moyens financiers lui permettant de se lancer dans la course. « Le meilleur choix que l’URD puisse faire pour se donner la chance de prendre le pouvoir est IGOR », affirment sans sourciller des maliens qui…..

LAYA DIARRA

Source : Le Soir De Bamako

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Le Mali vit actuellement au rythme d’une campagne déguisée. A cause des enjeux liés aux élections présidentielles de l’après transition, des acteurs commencent déjà à envahir le terrain en vue de préparer les électeurs à leur cause. Tout montre qu’on s’achemine vers une bataille qui sera rude eu égard...