Les responsables de la Coalition contre la partition du Mali (IGDAH – MALI TÈ TILA) étaient face à la presse, le lundi 05 novembre, à la Maison de la presse. L’occasion pour les initiateurs de non seulement inviter le gouvernement à retirer son projet de redécoupage territorial, mais aussi d’informer les hommes de médias de leurs prochaines démarches contre ce projet qu’ils jugent dangereux pour le Mali.

Ils sont nombreux à être présents à cette conférence de presse pour dire non à la partition du Mali. Au fil des jours grossissent les rangs de ceux qui réclament le retrait pur et simple du projet de redécoupage territorial du Mali. Mais si cette protestation se faisait au départ de façon désordonnée, chacun s’agitant de son côté, ces derniers jours elle prend une forme plus organisée avec des entités qui déclarent pendre en charge la question. C’est le cas de la coalition IGDAH-MALI TÈ TILA.

Dans son allocution, le président de la Coalition contre la partition du Mali (IGDAH-MALI TÈ TILA), Abdel Kader Maïga, a d’abord dénoncé avec la dernière énergie toutes les tentatives de la partition du Mali par la communauté internationale en complicité avec les autorités maliennes. Il estime que le projet de découpage administratif du Mali, actuellement sur la table du ministre Mohamed Ag Erlaf, prouve cette volonté du gouvernement malien de diviser les fils de ce pays.

Selon Abdel Kader Maiga, le gouvernent défend ce projet au nom de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Or, « l’Accord ne parle nullement de réorganisation administrative et territoriale par ethnie ou par leader de groupes armés », dit-il haut et fort.

A l’en croire, le régime IBK veut, comme à l’accoutumée, mettre le peuple devant le fait accompli à travers des décisions bâclées et prises en catimini. « C’était le cas pour les autorités intérimaires, la mise en place des organes de l’accord et la révision constitutionnelle », rappelle-t-il.

La Coalition demande le retrait du projet de découpage administratif

Les associations, mouvements et personnalités individuelles membres de la Coalition contre la partition du Mali (IGDAH – MALI TÈ TILA) s’opposent et au projet et à la tenue des consultations régionales prévues pour le 13 novembre prochain. « Au regard de tout ce qui précède, nous demandons solennellement de retirer le projet unilatéral et dangereux pour nos régions », laisse entendre Abdel Kader Maïga, avant d’ajouter : « Aucune consultation n’est nécessaire avant l’étude préalable de l’opérationnalisation de l’existant ».

Les actions que prévoit la Coalition pour le retrait du projet

A en croire le conférencier, sa coalition ne se laissera pas faire. Elle entreprendra plusieurs actions pour réussir son combat contre la partition du Mali. Pour cela, elle prévoit, entre autres : des publications, des communications, des conférences, points de presse comme le présent que nous rapportons, des interviews et débats sur les ondes des radios et télés ; des messages, rencontres et conférences de sensibilisation et de formation à l’intention des citoyens maliens sur les contenus, enjeux et implications de l’Accord d’Alger ; Des courriers et contacts avec les autorités locales et nationales, les chancelleries et les organismes de la communauté internationale. Des meetings, marches et sit-in, ainsi que toutes autres actions pertinentes propres à atteindre les objectifs visés par la Coalition sont prévues, pourvu que cela reste dans le cadre des lois maliennes.

Boureima Guindo

Source: Le Pays

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Les responsables de la Coalition contre la partition du Mali (IGDAH – MALI TÈ TILA) étaient face à la presse, le lundi 05 novembre, à la Maison de la presse. L’occasion pour les initiateurs de non seulement inviter le gouvernement à retirer son projet de redécoupage territorial, mais aussi...