Après le dépôt du préavis de grève en date du 19 décembre 2018 par l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), les choses semblent s’empirer entre la centrale et le gouvernement. Aucune initiative de dialogue digne de ce nom n’est entreprise par le gouvernement et le patronat malien, nous apprend une source indiscrète proche du bureau national de l’UNTM. Donc la grève est inévitable, nous apprend- on.

Pour notre source, la revue des troupes a déjà été faite. Tous les syndicats nationaux affiliés à l’UNTM ont tenu le vendredi 4 et samedi 5 janvier des assemblées générales de mobilisation pour la grève générale. Elle nous indique que les militants de base à tous les niveaux de Kayes à Kidal sont motivés afin que l’UNTM aille à cette grève pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des salariés maliens. Pour elle, il y’a trop d’injustice entre les travailleurs. Il n’est plus acceptable que certains soient privilégiés au détriment d’autres dans ce pays. « On veut une harmonisation au niveau des âges de retraite, des salaires et cela est un engagement de tous les travailleurs maliens », a-t-il confié. Il présage que malheureusement il y’a certains qui essaieront de les distraire, mais rassure que de nos jours il n’y a aucune crise au niveau du SYNTADE. Elle estime que l’UNTM de nos jours détient la preuve que le camarade Khefing Kanté suspendu de toutes les instances du SYNTADE est en train de tout mettre en œuvre pour essayer de saboter la grève de l’UNTM, cela avec l’appui du gouvernement, plus particulièrement de Mme le ministre de la Fonction publique. Notre interlocuteur confie que Khefing est même allé tenir le vendredi 4 janvier 2019 dans les locaux d’une centrale sœur une rencontre avec certains pour voir comment saboter la grève. En plus, la semaine dernière, Mme le ministre de la Fonction publique a reçu Khefing Kanté, celui-là qui a été suspendu de toute activité syndicale, mais à quel titre, s’est-il interrogé. « De surcroît, les pouvoirs publics ouvrent les portes de l’ORTM à ce simple militant du SYNTADE pour aller tenter de saboter notre grève. En ouvrant les portes de l’ORTM à un tel monsieur, tout le monde sait maintenant que c’est le gouvernement qui est derrière cette tentative de sabotage de notre grève, mais ils ne pourront pas », a promis notre orateur. Pour cela, il affirme que l’UNTM a saisi le bureau international du travail par rapport à cette violation flagrante des textes en matière syndicale. Il affirme que le BIT va interpeller à coup sûr le gouvernement malien par rapport à cette violation de conventions internationales en matière de travail. « Attendons de voir le mercredi 9 janvier 2019 ; c’est tous les travailleurs maliens qui observeront cette grève, car ils resteront à la maison » a-t-il promis. Pour notre source, les travailleurs maliens ne sont pas d’accord de la façon dont le pays est géré, car c’est le désordre à tous les niveaux. Il faut que l’État revienne sur terre et gère les travailleurs de tous les secteurs de façon harmonieuse.

Il faut rappeler qu’avant de déposer son préavis de grève, l’UNTM avait envoyé des missions dans toutes les régions, et c’est après avoir eu cutis de sa base qu’elle a déposé son préavis. L’UNTM a également reçu mandat qu’à l’issue de cette grève de 72 heures, si les choses ne changeaient pas, d’augmenter la cadence qui peut aller à une grève illimitée. Il faut aussi rappeler que les revendications de l’UNTM portent sur 12 points, dont on peut entre autres citer : l’extinction du protocole d’accord de 2014 ; la cherté de la vie ; l’octroi d’une nouvelle grille indiciaire dans la fonction publique ; l’amélioration des grilles salariales ; l’établissement de l’égalité des âges de départ à la retraite dans la fonction publique et le secteur privé, ce à partir de janvier 2019 ; la relance du chemin de fer ; l’adoption d’une politique de recrutement massif des jeunes.

La rédaction

Source: Le Pays

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Après le dépôt du préavis de grève en date du 19 décembre 2018 par l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), les choses semblent s’empirer entre la centrale et le gouvernement. Aucune initiative de dialogue digne de ce nom n’est entreprise par le gouvernement et le patronat malien, nous...