Les autorités maliennes en toute souveraineté ont décidé d’explorer d’autres pistes militaires et paramilitaires en vue de trouver un remède efficace au mal qui ronge le pays depuis des décennies.

De prime abord, le constat qui se dégage est que les forces internationales présentes sur le sol malien dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ont un bilan pas du tout reluisant. De l’intervention SERVAL de France à Konna à l’opératon Takuba en passant par la Minusma et le G5 Sahel, la crise a pris une proportion qui dépasse tout entendement. On n’a pas besoin d’être un expert pour démêler les choses.  Le nord est un terrain conquis par les terroristes, le centre est en proie à toute sorte de violences et la quasi-totalité de l’espace est de nos jours contrôlée par des djihadistes. Quant au sud, Kayes, Koulikoro, Sikasso… les attaques sont presque quotidiennes. Et tout cela se passe en présence de milliers de forces étrangères venues épauler l’armée malienne.

Au-delà de ce constat, la France de Macron malgré son impuissance sur le sol malien procède aux pressions, menaces et chantages vis à vis des autorités maliennes. Qui ne se rappelle pas de la rencontre de Pô ? Des propos annonçant le retrait des troupes françaises après le renversement du régime d’IBK et le remerciement de N’Bah Daou par les hommes à qui il doit son salut ?

Alors quoi de plus normal que d’explorer d’autres alternatives afin de mettre fin à la terreur ? Pourquoi la France dénonce à chaque fois qu’il est question d’avoir un partenariat avec une autre puissance sur le plan militaire ? Nous ne sommes plus à la période de la domination. Le Mali est un pays indépendant et libre de faire le choix de ses alliés pour son propre bonheur.

Le sujet qui coupe le sommeil à la France, c’est le possible déploiement des paramilitaires du groupe Wagner de la Russie. Elle qualifie la société de tous les mauvais noms du monde.

Alors ce qui est bon de préciser, la France ne s’est-elle jamais alliée avec des forces du mal pour déstabiliser un autre pays puisque c’est cela sa mission principale ? Nous nous servirons de l’histoire récente. Le cas de la Libye dont le Mali subit aujourd’hui les conséquences. Ne s’est-elle pas servie des forces obscures pour évincer Kadhafi ? Ne s’est-elle pas interposée, à Kidal, entre les forces armées maliennes et des groupes rebelles associés aux terroristes qui voulaient prendre le Mali toute entière ? N’est-elle pas l’initiatrice de l’Accord ‘Alger qui plombe de nos jours le processus de paix au Mali ?  N’a-t-elle pas accompagné la prise du pouvoir par le fils d’Idriss Deby après le décès de ce dernier au front en violation de la constitution de ce pays ?

La France n’a de leçon à donner à personne. Elle ne peut imposer quoique ce soit sur le Mali et si elle semble être contrariée suite aux décisions des autorités maliennes, elle peut ramasser ses bagages d’elle même sans bruit et quitter le sol malien.

Qu’elle comprenne aussi une chose. Ses commis maliens qui tentent de déstabiliser les autorités dans leur élan ne peuvent rien contre la détermination du peuple malien. Ce sont des hommes et femmes qu’on qualifie dans le jargon malien de (Dangaden) ; des enfants maudits par leurs parents puisqu’il est inadmissible en Afrique qu’un enfant décide de tuer ses propres parents pour des intérêts sordides et de surcroit pour une France qui a toujours sucé le sang malien.

Le Mali se relèvera et se construira par des décisions souveraines prises par les autorités et soutenues par le peuple malien.

Ce peuple n’a qu’une seule envie : la soif de liberté. Et elle l’aura au bout de ses décisions assumées.

Kèlètigui Danioko

Source: LE PAYS

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