Avant, il n’était pas, seulement, le représentant du président français au Mali, il était Dieu tout-puissant à Bamako. Il était omnipotent et omniscient. Il était, à la fois, craint et respecté, par nos présidents de la Rue publique. C’est lui qui leur dictait, ce qu’il fallait faire ou dire. C’est, encore lui, qui démarchait – accompagné d’un bataillon de gardes du corps – les chefs de services pour leur ordonner d’octroyer tel ou tel marché à telle ou telle entreprise française. Sous peine d’en informer le président de la République. Personnellement.

 

Joël Meyer, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a vu son pouvoir s’effondre, à Bamako, du jour au lendemain. Comme un château de cartes.
Mardi 05 septembre, l’ambassadeur de France, à Bamako, est convoqué par Mr Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires Etrangères, après les propos, pour le moins ignominieux, tenus par le président français à l’égard du Mali et de ses institutions. Qui l’eut cru ?
Après lui avoir remonté les bretelles, le chef de la diplomatie malienne lui a fait part de l’indignation du peuple malien, suite aux propos tenus par son « Macaroni » de président.
Aussi, il a réitéré à Joël Meyer, la volonté des autorités maliennes à « bâtir avec les partenaires, qui le souhaitent, des relations sincères et concertées, respectant le principe de non- ingérence, conformément, aux aspirations légitimes du peuple malien ».
A sa sortie du département des Affaires Etrangères, disent les témoins, le visage de l’ambassadeur Meyer était pâle. Comme chez tout
« visage pâle » qui venait d’essuyer une volée de bois vert .
La France paiera chère, très chère, l’insulte adressée aux Maliens et à leurs institutions, par son président et certains de ses « Minustres ».
Décidément, la France n’a plus d’influence. Ni en Afrique, ni dans ses ex-colonies, devenues ce qu’elle appelle, pompeusement, son « pré-carré ».

Oumar Babi

Source : Canard Déchainé

MaliwebPolitique
Avant, il n’était pas, seulement, le représentant du président français au Mali, il était Dieu tout-puissant à Bamako. Il était omnipotent et omniscient. Il était, à la fois, craint et respecté, par nos présidents de la Rue publique. C’est lui qui leur dictait, ce qu’il fallait faire ou dire....