Hier, mercredi 15 janvier 2020, les responsables du Mouvement populaire pour la République et la démocratie (MPRD) étaient face à la presse au quartier Magnambougou de Bamako pour déplorer que leurs doléances n’ont pas été prises en comptent lors du Dialogue national inclusif tenu dans la capitale malienne du 14 au 22 décembre 2019. «Nous estimons que ce dialogue est le pire des mascarades que le Mali a eu le malheur d’abriter pour une sortie sans ambages des problèmes endogènes et exogènes qui minent ses fondements», soulignent les responsables du Mouvement populaire pour la République et la démocratie (MPRD). Ainsi, le parti MPRD demande à l’Etat de revoir les conclusions des travaux du Dialogue National Inclusif pour y introduire des manquements en termes de contributions.

Cette conférence de presse était principalement animée par le Secrétaire Politique du Mouvement populaire pour la République et la démocratie (MPRD), Kalil Sarmoye CISSE, en présence du Secrétaire administratif du MPRD, Salif Amadou Niang, de Mamadou Diawara, secrétaire administration du Groupe des patriotes du Mali, de Dr Djibril Maïga de la Coopérative Droujba et d’autres personnalités. « Nous, parti MPRD, nous nous soucions d’échafauder un plan de sortie de crise à tel point que nous avons décidé de participer au Dialogue National Inclusif organisé par le régime en connivence avec quelques partis esseulés sur la scène politique. Lors des débats, des propositions ont été faites sur plusieurs aspects thématiques de la part de nos délégués mobilisés à cet effet. Néanmoins, nous déplorons qu’à l’issue des travaux pratiquement aucune de nos doléances n’a été prise en compte, notamment sur les conclusions scellées de ces différents travaux », a déclaré le secrétaire politique du MPRD, Kalil Sarmoye Cissé. Avant de signaler que cet état de fait « comique » n’honore pas la démocratie. « Nous estimons que ce dialogue est le pire des mascarades que le Mali a eu le malheur d’abriter pour une sortie sans ambages des problèmes endogènes et exogènes qui minent ses fondements », a-t-il dit. Lors des débats du dialogue national inclusif, Kalil S Cissé a fait savoir que le parti MPRD a demandé, pour une meilleure inclusivité, qu’une discussion ait lieu avec tous les Maliens, spécialement lyad Agaly et Amadou Kounfa. « Étant donné le caractère évasif de ce dialogue, nous avons proposé un dialogue ultérieur intra-malien dans un cadre restreint où les autres acteurs des groupes armés évoluant au centre du Mali y seront associés », a-t-il dit. Par ailleurs, les responsables du MPRD exigent le départ immédiat des forces Barkhane et de la Minusma du Mali. « En revanche, nous proposons l’accélération de la mise en œuvre de l’accord de coopération militaire signé entre le Mali et la Russie le 25 juin 2019 conformément au cri de cœur des 8.804.849 Maliens signataires des pétitions dont l’objectif principal est d’exhorter l’Etat à renouer la coopération avec la Russie. Etendre la coopération est aussi primordial en impliquant d’autres nations telles que la Chine, L’Inde. Tout ça doit être fait dans le but de diversifier nos coopérations surtout sur le plan militaire. Nous avons exprimé notre désaccord par rapport à l’arrivée de l’opération TAKUBA, qui est en réalité une force d’occupation de l’OTAN », a déclaré le secrétaire politique du MPRD. Il a souhaité la révision de l’accord d’Alger pour  demander aux groupes armés de désarmer dans le cadre du processus de DDR (Démobilisation-Désarmement-Réinsertion). Compte tenu de la situation sécuritaire du pays, le parti s’oppose à la révision partielle ou totale de la Constitution du 25 février 1992. Cependant, Kalil Cissé dira que la politique de création des régions doit se poursuivre. Etant donné l’existence disparate et désordonnée des partis politiques au Mali qui poussent comme des champignons, le parti MPRD propose à l’Etat de revoir la sphère des partis politiques et de créer les conditions de regroupement de ceux-ci au regard de leur sensibilité et de leur conviction. Concernant l’Economie et les Finances au Mali, le parti MPRD a décrié la «stérilité de nos ressources minières due par la passation des contrats d’exploitation mal négociés et profitant plus aux multinationales qu’à la nation ». Le Parti exige de la part de l’Etat qu’il y ait un équilibre dans le partage des dividendes des ressources. « Bref, nous, le parti MPRD demandons à l’Etat de revoir les conclusions des travaux pour y introduire des manquements en termes de contributions déjà réfléchies, muries, apportées par dé simples citoyens qui, au-delà de toute coloration politique comptent aussi dans l’édification de la nation. Pour finir, nous lançons un appel à tous les partis politiques, regroupements, à toutes les associations et personnes ressources ayant participé à ce dialogue et qui se sont sentis marginalisés ou censurés de s’allier au parti MPRD pour dénoncer ce qui s’est passé, car l’histoire jugera chacun d’entre nous », a souligné le conférencier. Répondant aux questions des journalistes, le conférencier a indiqué que le parti MPRD est implanté presque dans toutes les régions du Mali. Tous les autres intervenants à cette conférence de presse ont souhaité une coopération militaire avec la Russie pour la paix au Mali.

Aguibou Sogodogo

SourceLerepublicainmali

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Hier, mercredi 15 janvier 2020, les responsables du Mouvement populaire pour la République et la démocratie (MPRD) étaient face à la presse au quartier Magnambougou de Bamako pour déplorer que leurs doléances n'ont pas été prises en comptent lors du Dialogue national inclusif tenu dans la capitale malienne du...