Le dimanche 29 mars, les électeurs maliens ont voté  pour l’élection des députés à l’Assemblée nationale, dans un  contexte marqué par l’insécurité et la propagation du coronavirus. Les résultats  montrent que  l’on n’a beaucoup moins voté à Bamako qu’à l’intérieur du pays. Autre enseignement : un second tour aura lieu dans plus de 70% de circonscriptions électorales.

 A part quelques communes du nord du pays dont Niafounké et les communes de Kayes et de Niono qui ont élu leurs députés dès le premier tour, la quasi-totalité des communes  du Mali vont attendre le second tour  pour élire leurs représentants à l’hémicycle. Fait important, les premières tendances ont déjoué assez de pronostics. Car,  des listes ou des candidatures annoncées en grande pompe pour gagner dès le premier tour  n’ont pu réaliser l’exploit. Ainsi, certains sont en ballotage favorable quand  d’autres risquent simplement  leur place de favori.

 Sans surprise,  le Président de l’URD, l’honorable Soumaïla Cissé est élu dès le premier tour dans la circonscription électorale de Niafounké.  Même exploit pour  le Président d’honneur du parti ADP-Mali, Aliou Boubacar Diallo,  dans le cercle de Kayes. Ces deux ténors  de la classe politique confirment ainsi qu’ils sont des poids lourds  du landerneau politique  au Mali. Ils ont respectivement occupés la  deuxième et troisième lors de la présidentielle de 2018.  Un second tour dans toutes les communes  de Bamako.

Des députés sortants de l’Assemblée Nationale ainsi que de personnalités importantes restent dans la course pour un second tour et sont contraints de redoubler d’efforts pour être élus. Ce sont, entre autres : Issiaka Sidibé, président sortant de l’Assemblée Nationale ( Koulikoro) ; Karim Keita, président sortant de la commission Défense et non moins fils du Président de la République  (Commune II) ; Moussa Timbiné, président de la jeunesse du parti au pouvoir, RPM et premier vice-président de l’Assemblée nationale sortante (Commune V) ; Mamadou Diarrassouba, secrétaire à l’organisation du RPM et Premier questeur de l’AN ( Dioila) ; Konimba Sidibé, ancien ministre et président du Modec ( Dioila) ; Moussa Mara, président du parti Yèlèma, ancien premier ministre ( Commune IV) ; Hamady Sangaré dit Zé la Solution, opérateur économique ( Commune IV) ; Oumar Mariko, député sortant, président du parti Sadi ( Kolondièba) ; Bakary Togola, ancien président de l’APCAM en détention actuellement à la MCA ( Bougouni) ; Yeah Samaké, ancien ambassadeur et président du parti PACP ( Kati)…

A Dioïla le RPM a manqué le « Takokelen »

Le questeur de l’Assemblée nationale, Mamadou DIARRASSOUBA est en ballotage à Dioila avec 46,42% des voix. Dans cette circonscription, le Parti Rassemblement pour le Mali (RPM) est parti sur liste propre contre de redoutables adversaires politiques. Si pour des partisans de DIARRASSOUBA,  c’est un score honorable, d’autres estiment en revanche que le Parti a échoué à réaliser son objectif, le « takokelen ». Puisque les résultats provisoires, dans cette circonscription, affichent un second tour pour départager le RPM et l’Alliance ADEMA-APR-ASMA.
Pour la 1ere fois, le candidat Oumar Mariko est très menacé à Kolondièba, son fief  électoral. Pour ce scrutin, il arrive derrière la liste RPM et l’URD.

Falaye Keïta

Source : Le Pélican

 

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Le dimanche 29 mars, les électeurs maliens ont voté  pour l’élection des députés à l’Assemblée nationale, dans un  contexte marqué par l’insécurité et la propagation du coronavirus. Les résultats  montrent que  l’on n’a beaucoup moins voté à Bamako qu’à l’intérieur du pays. Autre enseignement : un second tour aura...