Avec une mordante ironie, Assadek Hamahady, citoyen malien, s’est réjoui comme un père comblé de la virilité du fiston national. Et de souhaiter qu’il portera plainte contre X à cause de la diffusion des vidéos XXL le montrant en pleine scène de borderline. 

 

Pour lui, l’inconduite du fils du président IBK, de surcroît président depuis sept ans de la commission défense de l’Assemblée nationale du Mali, pays en guerre et sous le joug du terrorisme, équivaut au ternissement de la fière devise nationale.

Mais il y a Malien et malien. Certains, en effet, se sont échinés à vouloir faire admettre que Karim Keïta est libre dans sa vie privée et que ses frasques ne le disqualifient aucunement quant aux charges qui sont les siennes au nom de l’État et de la République. Les idées du genre ont contribué à choquer davantage nos concitoyens humiliés dans leur âme, en raison du constat que le Mali, vieux pays abonné aux valeurs islamiques depuis mille ans, est désormais entre les mains d’individus pervers qui n’ont cure d’aucune morale.

Si ce n’était que des détails ou des actes secondaires, l’affaire n’allait pas tant défrayer la chronique nationale et mondiale. Mais les fameuses vidéos tournées aux Baléares ont donné la preuve définitive que le Mali est pris en tenaille par des trublions fêtards qui ne reculent devant aucun gaspillage. Cette espèce de dirigeants extraite d’une seule famille évolue en parasites destructeurs. Le père, président de la République, avait pourtant promis, s’il obtenait la confiance des Maliens par leurs votes en sa faveur, de rétablir l’honneur du Mali et le bonheur des Maliens. Ils l’ont fait par plébiscite, plus de 77% des suffrages. Dès que l’élu s’est emparé des manettes de l’État, il n’a fait qu’accumuler, malheureusement, des fautes dans la gestion des affaires publiques. Mais c’est le dévoilement des turpitudes de son fils doit aujourd’hui le gêner sérieusement aux entournures. Papa avait juré de faire l’honneur du Mali et le bonheur des Maliens.

Idrissa Seck, l’ancien Premier ministre du Sénégal, disait que quelqu’un qui occupe une station importante dans l’organigramme d’un État devait se garder de certains comportements qui n’honorent pas son pays. Bien dit pour fustiger et condamner Karim Keïta pour tout ce que l’on voit dans les fameuses vidéos qui ont tant choqué. En effet, tout cela indique qu’il a partie liée avec la pègre mondiale. Tout porte à croire que ce fut de folles dépenses qui auraient pu servir à bien de bonnes causes. Si l’on se rappelle qu’il avait filmé à Paris il y a deux ans en train de faire des achats importants de bouteilles d’alcool haut de gamme, on ne peut que regretter que cette incartade est malheureusement une habitude chez lui. Bien malin qui pourra prouver le contraire.

Soit dit clairement, en dehors de la seule raison de sa naissance, il n’avait en 2013 ni la maturité intellectuelle, ni la carrure politique pour occuper le poste stratégique de président de la commission défense de l’Assemblée nationale. Il fallait donc s’attendre aux torts faits par lui à l’armée nationale, innombrables et aux conséquences fâcheuses durables ; seule l’institution militaire peut correctement en dresser le sinistre bilan.

En attendant, disons-nous qu’il y a une justice immanente qui ne manquera pas de s’exercer. Surtout lorsque l’on a trompé son peuple en ayant toujours à la bouche le nom d’Allah. Il y a donc forcément des choses que l’on ne peut en aucun cas emporter avec soi au paradis.

Amadou N’Fa Diallo

L’Aube

MaliwebPolitique
Avec une mordante ironie, Assadek Hamahady, citoyen malien, s’est réjoui comme un père comblé de la virilité du fiston national. Et de souhaiter qu’il portera plainte contre X à cause de la diffusion des vidéos XXL le montrant en pleine scène de borderline.    Pour lui, l’inconduite du fils du président...