Bientôt deux cents (200) jours de captivité. La ferveur autour de la libération du patron de l’opposition semble s’estomper. Les sujets du moment portent plus sur les nominations militaro-civiles que sur le sort du président de l’Union pour la République et la Démocratie (URD). De quoi inquiéter alors que la seule personne qui savait où il était est désormais en fin de mission et hors du pays.

 

Lors du régime déchu, Ibrahim Boubacar Kéita disait à longueur de temps savoir où était son premier adversaire. Malgré la fameuse lettre envoyée par le bais de la Croix Rouge, les inquiétudes de la famille de Soumaïla Cissé sont loin d’être contenues. À l’heure de la Transition, la libération du chef de file de l’Opposition républicaine doit être une priorité nationale. Vu la réponse des populations de Niafunké lors des législatives en début d’année, on peut même dire que sa libération pourrait être un préalable pour la tenue des élections générales de mars 2022.

Soumaila Cissé a créé un grand vide au niveau du paysage politique malien ouvrant la porte à l’émergence de l’Imam Mahmoud Dicko qui reste l’actuel patron de l’opposition. Durant la grogne exigeant le départ d’Ibrahim Boubacar Kéita, certains acteurs acquis à la cause de SOUMY redoublaient d’efforts pour se faire entendre. Depuis l’avènement de la seconde version de la junte de Kati, le « tapage » fait pour sa libération a pris fin : ce n’était donc qu’une instrumentalisation afin de déstabiliser le pouvoir dirigé par le Rassemblement Pour le Mali (RPM).

Si ce n’était pas son enlèvement et la lenteur dans le processus de sa libération, le Mali ne serait peut-être pas dans l’impasse du moment. Il faut noter que l’illustre détenu, depuis la création du Chef de file de l’opposition, était l’interlocuteur privilégié de la Communauté Internationale pour désamorcer les bombes contre le régime qui était aux affaires. Son absence a créé un grand vide des partenaires étrangers auprès du Mali, sevrés d’interlocuteur avisé, pour calmer les différentes crises socio-politiques de l’heure.

Si le « boss » de l’Union pour la République et la Démocratie (URD) était là, la crise n’aurait peut-être pas atteint un tel niveau, car il serait sollicité pour calmer le jeu de la contestation conduite par le Mouvement du 5 Jun-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP). Cette vague contestataire semble être finalement l’unique tribune où l’image du leader enlevé surfait à longueur de temps. Au bout du compte, les lignes semblent ne pas bouger avec l’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga, censé établir les contacts pour obtenir la libération de Soumaïla Cissé. Bien que l’Imam Mahmoud Dicko fût approché pour que l’action soit renforcée, il est plus occupé à conseiller Kati dans ses choix que conduire les prières de sa mosquée.

Finalement, la pression exercée sur les autorités sortantes a fortement régressé, depuis l’éviction du « Mandé Bourama » du Palais de Koulouba. Est-ce à dire que les effets d’annoncés perdureront dans cette délicate question ? La Transition qui verra officiellement le jour, ce vendredi 25 septembre, devra apporter les réponses sur ce dossier délicat afin que le Mali sache où se trouve son CHAMPION DE SOUMY !

BAMOÏSA

NOUVEL HORIZON

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Bientôt deux cents (200) jours de captivité. La ferveur autour de la libération du patron de l’opposition semble s’estomper. Les sujets du moment portent plus sur les nominations militaro-civiles que sur le sort du président de l’Union pour la République et la Démocratie (URD). De quoi inquiéter alors que...