La face cachée de la France ou tous ceux que l’on ne voit plus, trop nombreux qu’ils sont à faire partie de notre quotidien : une situation devenue tellement banale qu’elle en est devenue invisible. Et pourtant ils sont là et bien présents,  tous ces laissés-pour-compte, ces sans-emploi qui survivent dans l’ombre et l’indifférence totale.

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 Non pas que l’on soit dépourvus de sentiments,  mais leur grand nombre nous laisse sans voix, désemparés. Et comme nous sommes tous concernés, on préfère d’abord penser à soi en espérant ne pas finir comme eux.  Pour eux, peu de chance de retrouver un avenir. Leurs lendemains sont déjà incertains, mais ils sont là nous rappelant chaque jour que leur sort peut être le nôtre bientôt.

Alors oui j’ai peur pour les miens, j’ai peur de subir leur triste sort et pour me protéger je fais attention à mes dépenses au cas où ! Cependant, même si je ne partage pas leurs opinions, je les comprends ces pauvres bougres qui ne demandent qu’à  travailler, à se rendre utile pour leur pays et ainsi pouvoir vivre dignement. Seulement voilà, on les a laissés choir sur le bord de la route sans jamais s’arrêter car trop occupés que nous sommes à essayer de sauvegarder le peu qui nous reste : “garder notre emploi coûte que coûte alors que cela ne dépend plus de nous”.

Plus rien à perdre, car ils ont opté pour le changement radical et en même temps en ont surpris plus d’uns. On croyait la misère muette, mais maintenant son silence gronde et affole tous ceux qui pensaient encore une fois nous éblouir avec du vent. Trop tard pour eux, ils auraient dû y penser avant. Mais, à force de ne voir que leur nombril, ils ont oublié la populace la croyant  bien trop faible et miséreuse pour se manifester.

Cependant  la marche est en route et avec elle la poussière qu’elle soulève un peu plus chaque jour mettant à nue la crasse, les détritus. Cette poussière qui, comme un pansement, recouvrait la misère pour que personne ne puisse la voir, en prenne  vraiment conscience.  Une couche grise qui, dans le fond, nous arrangeait bien car il n’est pas facile de regarder la pauvreté en face. Mais comme un dicton le dit si bien, “on récolte ce que l’on sème”.

Alors pour nous faire avaler la pilule amère on fait appel à notre patriotisme. Ce qui pour moi est le comble de l’injustice. Comment peut-on demander à  des orphelins,  des abandonnés du système de reconnaitre un père qu’ils n’ont pas eu ?

Une insulte qui ne fera qu’augmenter leur détermination à choisir le camp qui les soutient depuis le début, tout au moins en apparence, la partie qui a sciemment choisi de s’adresser aux frustrés, aux incompris, à ceux qui se sont sentis trompés, abusés. Mais à qui la faute ? Peu importe puisqu’un loup restera toujours un loup et seuls ses crocs seront plus ou moins longs en fonction de son appétit.

Alors pitié, que l’on ne me parle plus de patriotisme quand ceux qui devaient défendre nos intérêts ont d’abord pensé à eux et cela depuis des lustres : c’est non seulement insupportable, mais révoltant puisque  l’on nous considère comme des abrutis, des idiots, des imbéciles : du patriotisme seul le symbole est resté !

Mais un symbole qui aujourd’hui fait rage autour de moi, un sophisme bien séduisant mais qui ne fera qu’augmenter la révolte des incompris.

Sonia

Par Le Reflet

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La face cachée de la France ou tous ceux que l’on ne voit plus, trop nombreux qu’ils sont à faire partie de notre quotidien : une situation devenue tellement banale qu’elle en est devenue invisible. Et pourtant ils sont là et bien présents,  tous ces laissés-pour-compte, ces sans-emploi qui survivent dans l’ombre...