Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,
Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement,
Madame, Messieurs les Présidents des Institutions,
Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement,
Madame, Messieurs les anciens Premiers ministres,
Honorables députés à l’Assemblée Nationale,
Monsieur le Président de l’URD,
Monsieur le Gouverneur du District de Bamako,
Monsieur le Maire du District de Bamako,
Monsieur le Maire de la commune V du District de Bamako,
Monsieur le Maire de Baroueli,

Mesdames, messieurs les Présidents d’Honneur de l’URD,
Les notabilités de Baroueli et de Baco-djicoroni,
Responsables, militants, sympathisants, jeunes et femmes de l’URD,
Mesdames et messieurs les membres de la famille N’diaye,  amis, alliés et voisins,
Mesdames et messieurs,

Mody nous a lâchés ! Oh que c’est triste !

Monsieur le Président Soumaïla Cissé,

Vous avez bien voulu me confier le redoutable devoir d’honorer sa mémoire. Ma douleur est double ! Eh oui chaque âme goûtera à la mort ! La mort, la mort, la mort voilà une réalité terrible à accepter… et pourtant la mort fait partie de la vie ! Henri Salvador a eu raison de nous rappeler dans  » la joie de vivre  » je cite :  » La mort n’est qu’un instant de la vie, pareil à tous les autres, et son seul mérite est d’être le dernier. » Fin de citation. Lazare wogue renchérit :  » L’heure de la mort, Dieu seul la connaît; la reculer est impossible… »
Dieu seul savait que notre cher camarade, notre cher frère, notre cher papa, notre cher fils, notre cher collaborateur, notre cher mari et notre cher ami, l’honorable Mody N’Diaye, allait nous tourner dos ce troisième vendredi du mois béni de ramadan de cette année 2019!

Mon cher Mody, jamais je n’aurais imaginé devoir m’adresser un jour à toi comme je le fais en ce moment. Je vais tenter de surmonter ma peine pour m’exprimer, pour te parler encore une fois, tout en m’éloignant de la périlleuse prétention de saisir tous les contours d’une personnalité aussi finement structurée que la tienne. Mon seul réconfort est que je pourrais compter, pour satisfaire à ma tâche, sur la richesse et la fécondité d’une vie, d’une carrière et d’une collaboration unanimement appréciées et admirées. Militant émérite, dirigeant exemplaire et homme politique respecté, Mody N’Diaye a vu le jour le 2 novembre 1959 à Baraouéli. Après une maitrise en Economie et un diplôme supérieur en finances et banques à Paris, Mody NʼDiaye devient Inspecteur des finances, et commence son service au sein de l’administration depuis le 1er janvier 1985. Consultant Formateur en Gestion d’entreprise, il a été durant sa longue carrière dans la fonction publique tour à tour : DAF du Ministère de l’économie, Conseiller Technique chargé de l’industrie, PDG de la SONATAM et Secrétaire Général du Ministère des Mines, du Commerce, et des Transports. Plusieurs fois Secrétaire général du ministère de l’industrie et du Commerce, Mody NʼDiaye est également reconnu comme expert dans les négociations au sein des organismes internationaux. Mody NʼDiaye passera d’ailleurs les deux premières années au service national des jeunes et en sortira avec le brevet de préparation militaire, gage de patriotisme à l’époque. Je peux le témoigner, il aimait chaque fois rappeler son passage au service national des jeunes comme pour inviter la nouvelle génération à plus de civisme et de dons de soi pour la République.

En 2007, il fait son entrée à l’Assemblée Nationale du Mali avec le mandat des populations endeuillées de Baroueli sous une candidature indépendante. Trois ans plus tard, il décide de rejoindre l’Union pour la République et la démocratie (URD).
Réélu en 2013, l’honorable Mody NʼDiaye était donc à son deuxième mandat au sein de lʼHémicycle. Depuis 2014, il est le président du groupe parlementaire de l’opposition Vigilance républicaine et démocratique (VRD). Au sein de lʼAssemblée nationale malienne, Mody NʼDiaye a occupé les postes de vice-président de l’Assemblée Nationale, vice- président de la commission de Contrôle et rapporteur général de la commission des Finances, de lʼÉconomie, du Plan et de la Promotion du secteur privé.

L’assemblée Nationale résonnera éternellement de tes paroles si justes et si mesurées, de ton louable courage et de ton engagement intransigeant qui font l’admiration de tous, la crédibilité de l’opposition et la fierté de l’Urd. Le Groupe parlementaire VRD dont tu étais le fier porte-étendard est orphelin et l’opposition malienne en deuil. Ta Voix était attendue par tous, au sein de lʼHémicycle, car tes propos rigoureux, si bien argumentés et sans complaisance, portaient le sceau de la vérité. Mon cher Mody, ton Baroueli natal est sous le choc ! Tu as placé ta vie sous le signe du combat, combat pour ta famille, combat pour ton pays, combat pour ton parti ! Ton dernier combat, tu l’as perdu après plusieurs mois d’une lutte acharnée dans laquelle tu n’as jamais cessé de puiser l’énergie nécessaire pour exercer pleinement et jusqu’à ton dernier souffle les responsabilités que tes concitoyens t’avaient confiées. Mesdames Messieurs, nous nous inclinons devant celui qui fut pour nous un camarade, un collègue, un ami unanimement respecté, devant le parcours remarquable de cet élu exemplaire de la République. Conseiller avisé, Homme attachant, ami fidèle, compagnon loyal, tes amis de tous bords reconnaissent ton courage et ta clairvoyance.

L’URD perd un grand militant, un dirigeant respecté, un homme de principes, fidèle et dévoué au parti. Les militantes et militants de lʼURD retiendront ton humilité, ta force de persuasion, ton courage, ta détermination, ton engagement et surtout ta conviction que l’avenir est au travail !

Muezzin, tu as été, nous avons été témoin de ta grande foi face au destin.
La grande famille Urd partage l’immense douleur de ton Epouse, compagne infatigable et de tes quatre enfants. Notre soutien indéfectible et notre solidarité dans le deuil avec tous tes amis et collègues ainsi qu’avec toutes les populations de ton Barouéli natal. Mon cher Mody, lors de nos crêpes party que tu rendais d’ailleurs très délicieuses par le lait frais de tes merveilleuses vaches devenues elles aussi inconsolables, en ces instants si émouvants, je me souviens d’une expression que tu aimais employer par exemple pour conclure une conversation :

Tu avais l’habitude de dire, je cite : « jeune homme rien ne vaut le travail et le travail bien fait ! » Fin de citation.

Tu peux être sûr et certain, que nous, ta Famille, émue mais fière, resterons soudés autour de ton idéal, de notre idéal commun : la force du rassemblement, le travail bien fait !

A chacune et à chacun d’entre nous tu manqueras, tu demeureras pour nous tous, le modèle, le bon exemple, la référence, la lumière.
Au nom de toutes et de tous, merci pour ta loyauté, ta disponibilité, ta générosité et ton engagement.

Lʼhistoire retiendra de toi le fils du terroir humble et serviable, le cadre compétent à l’humour rafraîchissant, le Député engagé, rigoureux et éloquent. Tu as accompli ta mission avec honneur et dignité.

Va ! Va Mody ! Que l’assurance de la fidélité et de la détermination que ton Parti gardera en ta mémoire reste pour ta famille biologique en deuil, un réconfort et un adoucissement.

Je t’envoie un adieu suprême et du fond du cœur que ton âme repose dans la paix éternelle comme elle a vécu dans le bien sur la terre !
Qu’Allah que tu as toujours honoré, t’accueille en son Saint Paradis !
Amin.

Le secrétaire à la communication de l’URD 


Maître Demba TRAORE 

 Officier de l’Ordre National

Le Pays

MaliwebCommuniqué de pressePolitique
Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Madame, Messieurs les Présidents des Institutions, Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement, Madame, Messieurs les anciens Premiers ministres, Honorables députés à l’Assemblée Nationale, Monsieur le Président de l’URD, Monsieur le Gouverneur du District de Bamako, Monsieur le Maire du District de...