Le regroupement des partis politiques s’était réunis le lundi dernier au cours de cette rencontre, il regrette les sanctions de la CEDEAO tout en soulignant qu’elles sont consécutives au manque de volonté politique des autorités à respecter leurs engagements contenus dans la charte, convenus entre maliens et plusieurs fois rappelés par elles en haut lieu. Par ailleurs, le Cadre d’échanges invite les autorités de la transition à s’inscrire dans la voie de la recherche du consensus et du renforcement de l’unité nationale, à maintenir un dialogue constructif avec la CEDEAO et à raffermir nos relations avec la Communauté internationale.

 

DECLARATION DU CADRE D’ECHANGE A PROPOS DES COMMUNIQUES UEMOA, CEDEAO ET GOUVERNEMENT DU MALI

Le Cadre d’échange des Partis et Regroupements des Partis politiques pour une Transition réussie au Mali regrette les sanctions économiques, financières et autres prises à l’encontre du Mali.

Le peuple malien ne mérite pas des sanctions des organisations régionales et sous régionales dont il est membre à part entière notamment l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le peuple du Mali, digne et souverain, n’est nullement responsable de la situation qui arrive à l’Etat du Mali et à la détérioration des relations avec nos partenaires de la sous-région.

Ces sanctions fragilisent notre pays. Elles affectent la résilience de notre peuple, soumis aux effets néfastes des crises alimentaires, socio-politiques, sanitaires et sécuritaires.

Ces sanctions font suite à un manque de volonté politique des autorités à respecter leurs engagements contenus dans la charte, convenus entre maliens et plusieurs fois rappelés par elles en haut lieu.

Les sanctions font également suite à des engagements fermes pris à plusieurs occasions par nos autorités avec la CEDEAO et d’autres parties prenantes de la crise que nous vivons, elles en portent la seule et l’unique responsabilité.

Le Cadre rappelle qu’il a en de nombreuses reprises et de nombreuses circonstances, appelé les autorités de la transition maliennes, à l’impérieuse nécessité d’une bonne compréhension entre notre pays et tous ses amis et par-delà tout entre notre pays et notre communauté de destin qu’est la CEDEAO.

Le Cadre invite les autorités de la transition à s’inscrire dans la voie de la recherche du consensus et de l’unité, de s’éloigner de toutes tentations à caractère populistes et contre productives pour notre pays et de ne pas rompre les contacts avec la CEDEAO et l’ensemble des partenaires de notre pays.

Le cadre demande à l’ensemble des acteurs socio-politiques d’éviter les invectives et autres stigmatisations qui ne peuvent que diviser encore les Maliens et nous éloigner du nécessaire sursaut national qui permettra de ramener progressivement notre pays dans le concert des nations et vers une sortie rapide de la crise.

Pour le Cadre, l’unité des filles et des fils du pays est encore possible, afin d’assurer à notre pays un retour rapide à l’ordre constitutionnel normal et de faciliter la levée des sanctions contre le Mali.

Le Cadre invite les autorités de la Transition à s’inscrire dans la voie de la recherche du consensus et du renforcement de l’unité nationale, à maintenir un dialogue constructif avec la CEDEAO et à raffermir nos relations avec la Communauté internationale.

Bamako, le 10 janvier 2022

Source : Info-Matin

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Le regroupement des partis politiques s’était réunis le lundi dernier au cours de cette rencontre, il regrette les sanctions de la CEDEAO tout en soulignant qu’elles sont consécutives au manque de volonté politique des autorités à respecter leurs engagements contenus dans la charte, convenus entre maliens et plusieurs fois...