Si rien n’est fait pour satisfaire ses 8 points de revendication, le Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (Synacor) déclenchera, à partir du 19 février 2020, une grève de 72 heures sur toute l’étendue du territoire national.


Il y a une semaine, les responsables du Synacor l’ont affirmé devant les journalistes lors d’une conférence de presse animée à la Maison de la presse. Le secrétaire du Synacor, Moctar Dabo, et d’autres responsables des groupements de chauffeurs étaient présents à cette rencontre. Au cours de cette conférence, les chauffeurs s’en sont pris au président du Patronat malien, Mamadou Sinsy Coulibaly. Ils l’ont pointé du doigt pour toutes les difficultés auxquelles les chauffeurs sont confrontés dans l’exercice de leur fonction. Et pourtant, un certain moment, monté sur des grands chevaux, le président du CNPM ne cessait de crier sur tous les toits pour dénoncer la corruption des fonctionnaires de la République. Qu’a-t-il fait pour les chauffeurs ? Personne n’a oublié le show entre lui et le président de la Cour suprême d’alors, Nouhoum Tapily. Les organisateurs ne sont pas allés avec le dos de la cuillère pour décrier le laxisme et le mépris du patron des patrons dans l’application de la convention collective signé avec l’Etat. Or, selon eux, sans les chauffeurs, tout est bloqué. Les huit (8) points de revendication évoqués par le Synacor concernent, entre autres, la convention collective (le contrat de travail, l’Inps et l’AMO ; le respect strict de l’arrêté N°006/M6 DB portant la réglementation de la circulation et du stationnement des gros porteurs dans le district de Bamako ; prévoir pour la sécurité des personnes et des biens un parking de stationnement des gros porteurs au niveau de toutes les frontières ; le respect strict des arrêtés interministériels N°2492/MET-MET-MJ-MSIPC du 14 novembre 2002 fixant les taux des amendes forfaitaires en matière de circulation routière, mettant fin à toute forme de tracasseries et rackets ; créer les conditions d’accessibilité aux logements sociaux en faveur des chauffeurs ; la prise en compte du taux de freinte découlant de la charge, du transport et de la décharge des produits pétroliers, la responsabilité des pertes engendrées étant toujours imputée aux chauffeurs ; le respect strict des arrêtés Interministériels N°1529/MT-Mspc MEF-MC-MAT du 29 Mai 2017 ; Le respect strict des arrêtés Interministériels N°08MET-Msipc-MF-MEA-MEP-MA-Meic-Matcl-SG du 26 novembre 2008 à son article 2.
En montrant ses muscles, le Synacor entend jouer sa partition dans la gestion du transport. C’est pourquoi il a placé l’année 2020 sous le signe de « Yèlèma 2020 (changement) ». A cet effet, les chauffeurs s’engagent à changer de comportements envers les passagers et autres usagers de la route. Pour ce faire, ils se sont engagés à mettre en place une commission de contrôle pour assainir le secteur.

Jean Goïta

Source: La lettre du Peuple

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Si rien n’est fait pour satisfaire ses 8 points de revendication, le Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (Synacor) déclenchera, à partir du 19 février 2020, une grève de 72 heures sur toute l’étendue du territoire national. Il y a une semaine, les responsables du Synacor l’ont...