Alors que son institution est citée comme faisant partie du problème, pour Manassa DANIOKO, il n’est pas question de dissoudre la Cour Constitutionnelle, qu’elle dirige de main de fer depuis 7 ans, malgré que la majorité des sages aient jeté l’éponge. « Sans Cour constitutionnelle, pas d’État », s’accroche la Mamy, alors que la dissolution de la Cour constitutionnelle et celle de l’Assemblée nationale sont parmi les propositions de sortie de crise de la médiation internationale conduite par la CEDEAO.

 

Ces propos tenus par la présidente de la Cour devant les membres du Cadre d’actions de médiation et de veille au Mali, ce 29 juin 2020, suite à leur visite à l’institution, ont fait l’onde d’un choc. Les échanges entre les deux parties ont porté sur les conditions dans lesquelles les délibérations sur les élections législatives d’avril 2020 ont été faites. À l’issue des échanges, la présidente de la Cour constitutionnelle a donné l’assurance qu’elle et les autres sages sont là pour garantir la loi. Aussi, la règle du droit dit-elle être acceptée par tous.
Voici ce qu’elle a confié à nos confrères de l’ORTM !

« ‘’Nous ne sommes pas des gens orgueilleux, nous sommes là pour appliquer la loi’’ (pas dans la vidéo). La Cour ne peut pas se dérober de l’application de la loi. Quoi qu’il advienne, il faut que la loi soit appliquée par la Cour constitutionnelle. Sinon, ça serait mettre l’existence même de l’État en cause. Nous ne pouvons pas en prendre la responsabilité. C’est comme ça au niveau de tous les pays du monde. Le Mali ne va pas donner le mauvais exemple en faisant les choses comme ça.
On vous a dit, des ambassades nous ont donné leurs avis.
J’ai dit aux religieux de jouer leur rôle, de faire en sorte qu’on en arrive à appliquer les lois au niveau de ceux qui sont chargés d’appliquer les lois, pour que chacun se retrouve avec une protection légale.
Sinon, à continuer dans ce genre-là, nous allons perdre ce beau pays qui est là. Et qui était là bien avant les autres.
Au niveau mondial, on admire le Mali. Mais personne n’est prophète chez soi. C’est pourquoi la cour constitutionnelle est contestée. Sinon, nous sommes appréciés au niveau mondial », a déclaré Manassa DANIOKO, présidente de la Cour Constitutionnelle du Mali.

Transcription faite par Abdoulaye OUATTARA

Source : INFO-MATIN

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Alors que son institution est citée comme faisant partie du problème, pour Manassa DANIOKO, il n’est pas question de dissoudre la Cour Constitutionnelle, qu’elle dirige de main de fer depuis 7 ans, malgré que la majorité des sages aient jeté l’éponge. « Sans Cour constitutionnelle, pas d’État », s’accroche la Mamy,...