Les accrochages meurtriers entre Maliens et Guinéens, les 26 et 27 novembre, n’ont pas laissé indifférents les présidents et les gouvernements des deux pays, que l’on présente, à juste raison, comme les deux poumons d’un même corps. Des affrontements qui ont fait de nombreuses victimes et des dégâts non négligeables.

Face à cette situation plutôt préoccupante, le président guinéen, Pr. Alpha Condé et son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keïta, ont donné des instructions claires et précises à leurs ministres de l’Administration du Territoire pour aller à la rencontre des protagonistes de cette crise dont on aurait pu et dû se passer allégrement.
Le lundi 4 décembre, les délégations guinéenne et malienne, conduites par les  ministres de l’Administration du Territoire des deux pays, ont tenu une première séance de travail à Kankan. Le lendemain, elles se sont rendues dans la zone litigieuse pour faire passer les messages de paix, d’amitié et de fraternité.
A Kantédou Balandougou (Sous-préfecture de Dialakoro, préfecture de Mandiana), les ministres Bouréma Condé de Guinée Tiéman Hubert Koulibaly du Mali ont tenu un grand meeting de sensibilisation pour faire comprendre qu’il ne saurait y avoir de conflit frontalier entre les deux pays unis par l’histoire, la sociologie et la géographie.
Pour étayer leurs propos, des faits plus ou moins récents ont été rappelés aux populations de Kantédou Balandougou.  Par exemple, au lendemain de la perfide agression contre la Guinée le 22 novembre 1970, le président malien d’alors, Moussa Traoré, a lancé un appel solennel aux Maliens afin qu’ils se lèvent pour se mettre aux côtés de leurs frères guinéens pour faire face aux envahisseurs. Et depuis trois ans, ce sont 850 soldats guinéens qui sont déployés au nord du Mali dans le cadre d’une mission onusienne. Sans oublier que lorsque la Guinée a été frappée par Ebola, le Mali n’a pas fermé ses frontières avec la Guinée, contrairement à certains pays limitrophes.  A Niawouleni (Mali), ce sont les mêmes propos qui ont été tenus par les deux ministres lors d’un autre meeting afin de faire baisser la tension des deux côtés de la frontière.
Dans leurs interventions, le général Bouréma Condé et Tiéman Hubert Koulibaly, au nom de leurs présidents respectifs, ont insisté particulièrement sur l’impérieuse nécessité de procéder à la matérialisation de la frontière. Ce qui aura l’avantage d’éviter la répétition de ce genre de problèmes à l’avenir. Les techniciens des deux pays ont beaucoup avancé sur ce dossier. Mais ironie du sort, c’est pendant que ces derniers étaient  littéralement absorbés par leurs travaux à Conakry que ces affrontements meurtriers ont été signalés à la frontière entre Maliens et Guinéens.
Quant aux populations de Kantédou Balandougou (Guinée) et de Niawouleni (Mali), elles se sont réjouies de cette visite des deux délégations sur le terrain. Une visite qui aura largement contribué à les rassurer.
Les ministres Bouréma Condé de Guinée et Tiéman Hubert Koulibaly du Mali se sont engagés, au nom de leurs chefs hiérarchiques, à tout mettre en œuvre pour que le processus de matérialisation de la frontière arrive à son terme dans de meilleures conditions et à la satisfaction de toutes les parties.
Service communication du MATD

 Source: actuconakry

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Les accrochages meurtriers entre Maliens et Guinéens, les 26 et 27 novembre, n’ont pas laissé indifférents les présidents et les gouvernements des deux pays, que l’on présente, à juste raison, comme les deux poumons d’un même corps. Des affrontements qui ont fait de nombreuses victimes et des dégâts non...