Près d’un mois après sa nomination dans le nouveau gouvernement en qualité de ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Mme Traoré Oumou Touré, pour rien au monde, ne veut concéder sa couronne de présidente de la CAFO (Coordination des Associations et ONG Féminines du Mali). Assise entre  deux fauteuils, elle se contente à faire la sourde oreille afin de passer la main à sa Secrétaire Générale. Contre cette attitude dédaigneuse de leur présidente, des membres de la coordination de la Cafo ne veulent plus se laisser faire. Elles ont décidé de mettre fin à cette mainmise illégale d’une seule dame, de surcroit, Ministre de la République sur leur organisation. Pourquoi ?

Le constat est amer et l’attitude inexplicable. Après une éternité  à la tête de la principale organisation faitière des femmes, Mme Oumou Touré, promue récemment Ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille entend toujours garder sous le coude les affaires de la CAFO.

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Honorées par sa nomination dans le Gouvernement AIM , les principales membres de son bureau ont bien apprécié sa démarche de tenir une cérémonie d’adieu aux femmes, lors d’une assemblée générale tenue au siège de la CAFO. Même si elle n’a invité, selon elles, que ses copines et une forte délégation des femmes venues du Mandé. Cependant, leur surprise fut grande lorsqu’elles ont constaté, quelques semaines après, l’attitude d’indifférence de leur présidente à ne pas vouloir convoquer le bureau pour faire la passation des charges en même temps que sa décision de gérer, à la fois, les affaires courantes de la CAFO et celles de son cabinet ministériel.

Pour voir clair dans cette situation et savoir ce qu’il advient de leur organisation, celles-ci se sont rendues, le jeudi 4 mai  au siège de la CAFO.

Là-bas, elles n’étaient point au bout de leur surprise. Car, accompagnées de leur huissier et des journalistes, elles n’ont trouvé sur place qu’un gardien et un maître des lieux, un certain Yacouba Maïga, se présentant comme le permanent. A la question de savoir si elles peuvent voir son contrat de travail, la réponse de M.Maïga a été sans appel : « Je ne montrerai mon contrat qu’à la présidente, qui me l’a délivrée ». Sans tomber dans des discussions inutiles, les envoyées des membres du bureau de la coordination ont donc respectueusement demandé au ‘’Permanent’’ si elles peuvent accéder à la salle de conférence. Encore une fois, ce dernier a répondu par la négative. D’ailleurs, à part son bureau et celui des stagiaires, il dira que toutes les autres bureaux sont hermétiquement fermés. Les clefs ?  il n’a pas voulu dire  où elles se  trouvent.

Après une visite des lieux, les visiteuses  n’en reviennent pas : comment comprendre la situation dans laquelle, Oumou CAFO a jeté cette maison commune des femmes du Mali ? C’est pourquoi avant de quitter les lieux, elles ont appelé les occupants des lieux,  (stagiaires, permanent et autres pour ) leur expliquer que les locaux de ce siège ne sont la propriété privée d’aucune personne, aussi puissante soit-elle. Il s’agit du siège d’une organisation faitière de toutes les femmes du Mali. En attendant de porter devant qui de droit cette conduite inexplicable de leur présidente sortante, elles ont demandé aux occupants de veiller à la bonne tenue des locaux.

« La CAFO est cette seule organisation de promotion féminine reconnue par le Gouvernement comme une institution. On était beaucoup respecté par les autorités publiques et les partenaires et était concerté dans toutes les grandes prises de décision dans ce pays » soulignent-elles, avant de regretter que le clanisme et la mauvaise gouvernance de la CAFO soient en train de lui faire perdre ce privilège acquis durement, grâce aux ‘’pionnières’’ de l’organisation et ce, au profit d’autres organisations de promotions de femmes.

Ainsi, pour la continuité de ses activités et sa crédibilité auprès de ses partenaires,  la CAFO se voit dans l’obligation de rouvrir ses portes et travailler afin de gagner le pari de la promotion de la femme comme elle en a fait preuve de par le passé.

Pour le grand respect que nous vouons à son égard, au regard de son statut de ministre de la République, nous nous réservons d’en dire plus sur la gestion de Mme Oumou Touré à la tête de la CAFO et l’invitons à procéder à la passation des charges afin de sauvegarder son image de ministre -leader féminine.

 

Par Moïse Keïta

 Par Le Sursaut
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Près d’un mois après sa nomination dans le nouveau gouvernement en qualité de ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Mme Traoré Oumou Touré, pour rien au monde, ne veut concéder sa couronne de présidente de la CAFO (Coordination des Associations et ONG...