Venu pour quelques mois, le Premier ministre Modibo Kéïta s’éternisait à la primature. Alors que le Rpm, parti majoritaire y tenait depuis l’élection d’IBK. Pour le contraindre à la démission, la grève de la santé s’est finalement politisée. Mais, ne dit-on pas que qui creuse le trou de la trahison doit forcément l’élargir ?

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Après de loyaux services rendus à la Nation, Modibo Kéïta est finalement sorti par la petite porte. Technocrate bon teint, il a oublié que les politiques sont capables du meilleur comme du pire.

En effet, cadre émérite, enseignant sans reproche, Modibo tombe finalement dans la disgrâce avec son âge et les soubresauts qui l’entouraient. Menant de main de maître l’accord dit d’Alger jusqu’à sa signature et aujourd’hui à son application, le vieux briscard fera les frais du parti majoritaire. Il sera trahi sur toute la ligne. De sources concordantes, après qu’il ait fait des propositions, les grévistes ont voulu lâcher prise. Malheureusement, en embuscade pour la primature, le Rpm a poussé les grévistes à aller à l’extrémisme. Ne sachant plus à quel saint se vouer, Modibo fut contraint à jeter l’éponge. Suite à l’ultimatum des cadres et députés du Rpm donné au président IBK. Et vite nommé, même si c’est contre le vouloir de nombreux barons du parti, AIM a réussi à circonscrire la grève avec pratiquement les mêmes propositions de Modibo. Ah, la politique !

Cependant, qui veut aller loin doit ménager sa monture. Attendons donc de voir car la roue de l’histoire tourne et rien ne peut l’arrêter.

B. DABO

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Venu pour quelques mois, le Premier ministre Modibo Kéïta s’éternisait à la primature. Alors que le Rpm, parti majoritaire y tenait depuis l’élection d’IBK. Pour le contraindre à la démission, la grève de la santé s’est finalement politisée. Mais, ne dit-on pas que qui creuse le trou de la...