Cette opération de com., initiée par son président n’est en réalité qu’une manière futée de justifier l’existence de cette structure inutilement budgétivore et qui de toute évidence n’a vraiment pas sa raison d’être. Le citoyen-lambda serait tout aussi curieux de savoir combien gagnent au total, à la fin de chaque mois, ces fonctionnaires triés sur le volet(le hasard n’existe pas), pour accomplir cette mission de dénonciation ou de délation faite sur le dos de paisibles citoyens.

Selon nos propres recoupements effectués auprès de personnes proches de cette structure, le salaire annuel du président de l’OCLEI avoisinerait les trente six millions de FCFA. A cela s’ajoutent les salaires mensuels et autres indemnités « mirobolantes » des autres membres. La monstruosité de la démarche (n’ayons pas peur des mots), c’est qu’ils ont pour mission d’enquêter sur des fonctionnaires qui touchent des salaires de misère, quand ils ne sont pas seulement payés au lance-pierre. Pour revenir à nos trois fonctionnaires milliardaires, j’ai au moins le sentiment qu’ils ont au moins ce mérite de compter parmi les fonctionnaires les plus honnêtes et courageux de notre République bananière .Pour la simple raison qu’ils ne se sont pas servis de prête-noms, ni créer de fausses societés-ecran, pour camoufler leurs fortunes acquises dans des conditions grotesques, douteuses et indues. La question que tout le monde se pose est bien ceci : Comment ces trois fonctionnaires ( il n’y a aucun douanier parmi eux nous dit-on) ont pu amasser de si grosses sommes d’argent, sans qu’ils en soient un seul instant inquiété par les différentes structures de contrôle ici au Mali. Nous pensons que le président de l’OCLEI devrait en principe faire cette communication, pendant que ces vilains détrousseurs dorment dejà dans des maisons d’arrêt, mais au lieu de cela, ils continuent encore de se la couler douce, dans leurs villas cossues et huppées de plusieurs millions de FCFA.Des riches et splendides demeurent construites aux frais de la princesse.
Le régime du président ALPHA avait aussi produit plus d’une dizaine de milliardaires. Qui sont-ils, que sont-ils devenus ?l’OCLEI, pour être vraiment pris au sérieux a-t-il vu la nécessité d’enquêter sur ce dossier comparable à de vrais crimes contre notre société, et qui du coup les rendent imprescriptibles. Qui de la villa du ministre qui couterait( le conditionnel est ici de rigueur) trois milliards. Ce chiffre est exagérément faux, car il prend en compte le prix spéculatif en cours actuellement sur une parcelle acquise depuis plusieurs années, grâce à des sommes modiques à la suite de ventes aux enchères effectuées en son temps par l’ACI. Pourquoi citer seulement le nom d’un ministre de la République. Tous les anciens cadres importants du régime Alpha possèdent une ou plusieurs propriétés à l’ACI. Nous ne citerons les noms de personne, car ici au Mali tout se sait.
Ancien journaliste à l’’Independant, à l’Essor, pendant les heures glorieuses d’une presse libre et émergente et depuis quelques mois Directeur de publication d’un petit « caneton »( un joli oxymore), le « Phénix » ( ce journal qui parait régulièrement à l’improviste), j’ai souvent eu ce privilège du métier, de couvrir pour le quotidien national l’Essor , de nombreux procès en Cour d’assises. Il s’agit en gros des affaires d’Assassinat ou de détournement de deniers publics portant souvent sur plusieurs milliards de FCFA. J’ai pu comprendre que par la seule volonté d’un juge d’instruction, les faits avérés d’assassinat pouvaient facilement se transformer, en de simples coups mortels ou d’homicide volontaire. Quant aux affaires de détournements de fonds publics suivies d’importantes charges médiatiques, les montagnes ont souvent accouché de pauvres souris. Des dossiers envoyés aux assises par la chambre d’accusation de la Cour d’appel se sont tous achevés par des « non lieu » ou les prévenus ont toujours réussi à apporter les justificatifs nécessaires capables de les blanchir. Comme quoi….
Bacary Camara( Le Phénix)

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Cette opération de com., initiée par son président n’est en réalité qu’une manière futée de justifier l’existence de cette structure inutilement budgétivore et qui de toute évidence n’a vraiment pas sa raison d’être. Le citoyen-lambda serait tout aussi curieux de savoir combien gagnent au total, à la fin de...