Quand un apprenti politique qui aspire au pouvoir de l’Etat, n’agit que pour sauver son image au détriment de l’intérêt supérieur de la Nation, il y a matière à caution sur la moindre confiance qu’on peut lui accorder pour prétendre diriger. Tel est le cas Mara sur l’avion présidentiel.

L’histoire finit par rattraper le prétentieux président du parti Yéléma, à la fois inculte et pétri d’arrogance sans pareil.

Devant les députés, alors qu’il était Premier ministre, Moussa Mara s’était érigé en « torche » pour éclairer la lanterne des Maliens sur l’affaire du nouvel avion présidentiel acheté par l’actuel chef d’Etat.

Contrairement à ce qui se disait, l’ancien avion présidentiel, le Boeing 727 n’appartient pas au Mali, répondait-il, avant d’ajouter qu’aucun document n’existe pour justifier la propriété de cet appareil qui selon des rapports que l’on peut vérifier, ne répond pas aux exigences de son constructeur ou avait besoin d’une visite technique qui devait couter 2 millions de dollars.

«A quoi sert d’investir de telles sommes dans un appareil qui ne vous appartient pas», a interrogé le Premier ministre qui enfonçait que de nombreux audits réalisés sur ce cet appareil prouvent qu’il est irréparable. Ainsi a-t-il martelé : « Un Etat sérieux, un Etat souverain ne peut pas se permettre d’utiliser un tel appareil ».

Revenant sur le sujet même, le Boeing 737 de l’actuel Chef de l’Etat, Mara expliquait aux élus du peuple : que, puisque les voyages du président de la République constituent une priorité, l’Etat avait le choix entre acheter ou louer un avion. Et c’est l’achat qui a prévalu sur la location.

« L’actuel avion présidentiel, un Boeing 737, est un avion d’occasion, précisait Moussa Mara, qui a été acheté à 20 milliards F CFA, y compris les frais de transport, l’assurance, les intermédiaires, etc. ».

Quelques mois après, Moussa Mara est débarqué de la primature. Alors commencent ses cabales, ses invectives, contre le régime dont il est aussi comptable du bilan.

Le président du Yéléma crie à qui veut l’entendre, dans les mosquées dont il devient champion, dans les médias, lors des rencontres, peu importe laquelle, que le régime a commis tous les péchés d’Israël. Occasion pour lui de se dédouaner des critiques qui pourraient aller en son encontre.

L’immaturité politique de Moussa Mara le conduit à des déclarations fracassantes qu’il ne saura maîtriser.

Se présentant aux élections présidentielles de juillet prochain, Moussa Mara candidat qui prenait le peuple malien comme une « vulgaire populace », finira par s’avouer afin de bénéficier de la confiance du peuple.

Ainsi, il a déclaré tout récemment : «L’avion du président de la République a été acheté en décembre 2013 quand j’étais un simple ministre dans le gouvernement de Oumar Tatam Ty, donc je ne suis mêlé dans l’achat de cet avion ni de loin ni de près. Mais mon malheur est que j’étais nommé premier ministre le 5 janvier et l’avion est venu au Mali le 7 janvier. Lors de la présentation de ma Déclaration de politique générale, l’opposition a posé la question pour avoir l’éclaircissement. Alors j’ai donné les réponses qui m’ont été données par les départements qui ont été chargés à la question. Ce qui est sûr, je n’ai pas menti en dessus».

Voilà cet homme que tient deux discours antinomiques sur un sujet aussi important qu’est l’avion présidentiel dont l’achat dépend de la poche du contribuable malien.

Tout compte, Moussa Mara ne mérite pas et ne doit point mériter la confiance du peuple. Comme le dit un adage africain : « Une personne qui tombe au marché est désormais éhonté en tout acte vil et ignoble ». Tel est la situation de Mara aujourd’hui, qui malgré ses mensonges grotesques devant le peuple se présente comme un messie. Hélas !

D.C.A

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Quand un apprenti politique qui aspire au pouvoir de l’Etat, n’agit que pour sauver son image au détriment de l’intérêt supérieur de la Nation, il y a matière à caution sur la moindre confiance qu’on peut lui accorder pour prétendre diriger. Tel est le cas Mara sur l’avion présidentiel. L’histoire...