Dans le cadre des préparatifs du dialogue politique inclusif, la Commission des Lois Constitutionnelles, de la Législation, de la Justice, des Droits de l’Homme et des Institutions de la République de l’Assemblée nationale du Mali a rencontré, le vendredi 24 mai 2019, le Conseil supérieur de la diaspora malienne (CSDM) a sein de l’institution parlementaire. Plusieurs sujets ont été abordés au cours de cette rencontre dont la réconciliation nationale qui passe par le « dialogue refondateur », la sécurité au Mali, l’accord d’Alger, la révision constitutionnelle, la prorogation du mandat des députés et bien d’autres.

Cette rencontre a enregistré la présence du président de la Commission des Lois Constitutionnelles, de la Législation, de la Justice, des Droits de l’Homme et des Institutions de la République de l’Assemblée nationale du Mali, l’honorable Zoumana N’Tji Doumbia, le rapporteur de ladite commission, Alkaïdi Mamoudou Touré, le président du CSDM, Chérif Mohamed Haïdara, Boubou Doucouré du CSDM et d’autres personnalités. Dans ses mots de bienvenue, le président de la Commission des Lois, Me Zoumana N’Tji Doumbia a fait savoir que la diaspora malienne est un pilier important au Mali raison pour laquelle, la commission a souhaité rencontré le CSDM pour avoir son avis. « Le bureau et la conférence des présidents de l’Assemblée nationale ont demandé à la commission des lois de procéder à l’audition des acteurs politiques. Parce que le dialogue politique est un sujet d’intérêt national et la représentation nationale ne peut pas restée en marge, elle doit jouer sa partition », a-t-il dit. Après les auditions, dit-il, un rapport sera adressé aux plus hautes autorités du Mali. Me Zoumana N Doumbia fonde beaucoup d’espoir sur ce dialogue politique inclusif qui a été souhaité par toute la classe politique. Prenant la parole, le président du CSDM, Chérif Mohamed Haïdara a fait savoir que le Dialogue Politique Inclusif répond une des attentes les plus importantes, au regard de la situation actuelle de crise multidimensionnelle à laquelle le Mali est confronté, avec ses conséquences de plus en plus dramatiques et inquiétantes. Selon lui, le Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne (CSDM), crée en 2015, est une organisation qui a toujours prôné le dialogue entre les Maliens. « Nous pensons que le processus de réconciliation nationale doit aboutir à la tenue d’un dialogue refondateur que d’autres forces politiques appellent dialogue national inclusif ou dialogue politique inclusif. Le dialogue national refondateur portera sur l’ensemble des sujets d’intérêt national, la priorité étant donnée aux réformes politiques, institutionnelles et sécuritaires. Il donnera par la même occasion à l’accord issu du processus d’Alger un souffle politique nouveau et partagé», souligne le président du CSDM. Par ailleurs, il dira que l’accord issu du processus d’Alger s’est heurté à l’opposition d’une frange importante de la population malienne. A l’en croire, les gouvernants doivent profiter de l’accalmie observée actuellement par les forces politiques et se servir du cadre du futur dialogue politique pour donner à cet accord un nouveau souffle politique. « Nous demandons le désarmement total de toutes milices. Notre défense doit être assurée par notre armée nationale qui doit être en première ligne sur l’ensemble du territoire. Aucun morceau du territoire ne doit lui être interdit. Si elle apparait comme mal formée et mal équipée, des efforts substantiels doivent être entrepris pour pallier à ces faiblesses. Elle pourrait se renforcer par l’appui technique et matériel des forces alliées dans le respect et la dignité de nos soldats ainsi que le respect de notre souveraineté nationale. Les cadres militaires doivent incarner les valeurs d’honnêteté, de probité et se comporter en vrais républicain au service de l’Etat », a-t-il dit. L’une des préoccupations majeures du président du CSDM, Chérif M Haïdara demeure la représentation de la diaspora malienne à l’Assemblée nationale du Mali. « Plus de 6.000.000 de compatriotes, avec 15,5% de contribution à la richesse nationale, ne doivent pas indéfiniment être ignorés. 1 malien sur 3 est établi à l’extérieur, nous tenons à vous signaler que sur les 8 millions d’électeurs nous ne sommes que 452 900 sur le fichier électoral. Cependant nous demandons le recensement effectif des maliens de la diaspora », a-t-il dit. Il s’est dit favorable à la prorogation du mandat des députés aussi qu’à la révision constitutionnelle. Enfin, il a souhaité la participation de la diaspora à ce dialogue politique inclusif qui se profil à l’horizon.

Dans le cadre des préparatifs du dialogue politique inclusif, la Commission des Lois Constitutionnelles, de la Législation, de la Justice, des Droits de l’Homme et des Institutions de la République de l’Assemblée nationale du Mali a initié une série de rencontre avec la classe politique et la société civile. A ce stade, la commission des lois, présidée par l’honorable Me Zoumana N’Tji Doumbia a déjà écouté une vingtaine d’entités. Selon Me Zoumana N’Tji Doumbia, les auditions vont se poursuivre dans l’objectif de faire une synthèse et des propositions de TDR (Termes de référence) à l’endroit du président de la République et du gouvernement. Le but recherché est de sortir définitivement de la crise politique au Mali.

 

Aguibou Sogodogo

Source: Le Républicain

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Dans le cadre des préparatifs du dialogue politique inclusif, la Commission des Lois Constitutionnelles, de la Législation, de la Justice, des Droits de l’Homme et des Institutions de la République de l’Assemblée nationale du Mali a rencontré, le vendredi 24 mai 2019, le Conseil supérieur de la diaspora malienne...