Samedi dans l’après-midi, le Mouvement ‘’Nouvel Horizon Faso Jo Sira’’ a organisé un rassemblement pacifique sur la Place des martyrs, pour protester contre le chronogramme électoral proposé par les autorités de la Transition à la CEDEAO et dénoncer ce qu’il appelle : la confiscation de la démocratie.

Ce rassemblement intervient après la publication par le gouvernement du chronogramme électoral pour la fin de la transition en cours dans notre pays. Ce chronogramme soumis à la CEDEAO recommande de prolonger cette transition de 5 ans à compter de janvier 2022. Cela conformément au rapport final des Assises Nationales de la Refondation. Certains partis et mouvements politiques qui n’ont pas participé à ces Assises rejettent ce chronogramme, c’est le cas du mouvement ‘’Nouvel Horizon Faso Jo Sira’’ qui a décidé de donner le coup d’envoi d’une lutte contre toute prorogation de la Transition au Mali. Cela à la faveur d’un meeting, bien sobre.

Ce meeting a rassemblé les militants du Nouvel Horizon Faso Jo Sira ainsi que les militants des partis et organisations alliés pour la même cause. Ils étaient plusieurs dizaines à venir dire non à une transition de 6 ans, non à la confiscation de la démocratie, non à l’insécurité et l’enlisement de la crise des enseignants.

Ismaël Sacko, membre du  Cadre d’échange des partis et regroupements de partis politiques pour une Transition réussie, a salué au nom du Cadre cette initiative du ‘’Nouvel Horizon Faso Jo Sira’’. Pour lui, cette initiative consiste à briser le silence, à braver la peur et à donner la parole au peuple et la population équerrée pour dire qu’ensemble les partis et organisations issues de la société civile rejettent le chronogramme proposé par le Président de la Transition pour une durée de 5 ans soit un cumul de 6 ans et demi. « Nous rejetons ce principe dictatorial. Nous récusons la volonté des autorités de la transition de bâillonner le peuple malien qui a découvert un chronogramme présenté à l’extérieur qui n’a été discuté au Mali. Ce n’est pas un chronogramme consensuel », a-t-il indiqué.

Pour sa part Evelyne, du mouvement Action Républicaine pour le Progrès(ARP), s’est adressé à la jeunesse malienne qui doit tout faire pour bloquer ce projet d’instaurer un régime dictatorial au Mali. Pour elle, cela n’arrange nullement cette jeunesse qui rencontre des difficultés, notamment le chômage et la pauvreté. Et de dire que ce rassemblement ne vise pas à rassembler plusieurs milliers de personnes mais juste démarrer une lutte  avec des jeunes leaders pour la survie de la démocratie dans notre pays.

Dans son intervention, le Président du Mouvement ‘’Nouvel Horizon Faso Jo Sira’’, Cheick Oumar Diallo a déclaré que le but de ce rassemblement sur le Monument des Martyrs de la démocratie est de parler du Mali et de la situation dans laquelle il se trouve. « Le pont et le monument des Martyrs sont des symboles de la liberté d’expression, du combat, de la responsabilité, de l’audace », a-t-il rappelé. C’est pourquoi, dit-il, aujourd’hui ils sont venus au monument des Martyrs pour dire avec beaucoup de courage, de détermination, de foi, d’espoir qu’ils ne veulent pas la prorogation de la transition. «  Nous ne voulons pas retourner quarante ans en arrière », a-t-il dit. Pour lui, une transition ne peut sortir notre pays de cette situation critique. Et d’ajouter qu’il sied à s’entendre avec les partenaires, telles la CEDEAO et  l’Union Européenne afin que le pays puisse retourner à l’ordre constitutionnel. «  Nous lançons un appel au Président de  la Transition de respecter les principes et les valeurs que le Mali a fait bon exemple depuis des années dans le concert des nations. Nous ne sommes pas vos ennemis, nous voulons juste vous aider à réussir votre mission », a-t-il declaré.

Adama Tounkara

Source: LE SURSAUT

MaliwebPolitique
Samedi dans l’après-midi, le Mouvement ‘’Nouvel Horizon Faso Jo Sira’’ a organisé un rassemblement pacifique sur la Place des martyrs, pour protester contre le chronogramme électoral proposé par les autorités de la Transition à la CEDEAO et dénoncer ce qu’il appelle : la confiscation de la démocratie. Ce rassemblement intervient après...