Le président du Comité national d’organisation du Sommet Afrique France-CNOSAF a rencontré, le jeudi dernier, les responsables des partis politiques dans la salle de conférence du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la réforme de l’État, sur invitation du chef du département, Mohamed Ag ERLAF.

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A quelques jours de ce rendez-vous où sont attendus près de 40 chefs d’État et de gouvernement à Bamako, le président du CNOSAF, Abdallah COULIBALY, veut une union sacrée autour de l’évènement.
La rencontre de concertation, jeudi dernier, avec la classe politique, se situe dans ce cadre.
Il s’agit d’échanger avec l’ensemble des représentants de partis politiques en vue de s’assurer de l’implication effective de la classe politique malienne dans la réussite de ce 27è Sommet Afrique-France qui se tiendra pour la deuxième fois, après celle de 2005, à Bamako, les 13 et 14 janvier prochain.
Dans ses propos introductifs, le ministre Ag ERLAF a insisté sur le caractère historique de cet évènement qui voit notre pays accueillir, pour la deuxième fois, la France et l’Afrique, pendant deux jours.
«Ces deux jours sont donc extrêmement importants au regard de toutes les valeurs de notre pays qui est une terre de vieille culture et de vieille tradition», a-t-il soutenu.
De son avis, ce qui va se passer à Bamako, les 13 et 14 janvier prochain, n’est ni au profit du CNID FYT, ni au profit de Yèlèma, ni au profit du seul RPM, mais c’est l’ensemble des enfants du Mali qui reçoivent la France et l’Afrique, ici à Bamako.
A cette occasion, a-t-il fait savoir, ce sont les valeurs profondes de chacun de nous qui seront sollicitées, notamment l’hospitalité et la courtoisie.
Un mot, il s’agit de recevoir les hôtes et de leur parler avec respect, tout en mesurant les mots.
«Il est évident que tout ce qu’on aura dit ou fait devant ce monde sera de manière indélébile inscrit dans notre histoire», a-t-il dit.
C’est pourquoi, a-t-il expliqué, le président du CNOSAF a bien souhaité rencontrer les responsables politiques en tant qu’acteurs sociaux incontournables pour l’apprentissage de certains messages importants aux citoyens.
De même, a-t-il reconnu, les acteurs politiques sont incontournables dans la mobilisation sociale.
Lors de cette rencontre, le Ministre Mohamed Ag ERLAF a invité les partis à soutenir les efforts déjà engagés pour la réussite de ce sommet qui constitue un évènement d’honneur pour tous les Maliens.
C’est pourquoi, a-t-il insisté, la classe politique doit jouer son rôle.
Par la sécurité de l’évènement, il a invité la classe politique à faire confiance au ministre en charge de la Sécurité qui a déjà pris beaucoup d’initiatives en collaboration avec le Gouvernement français.
Toutefois, a-t-il fait savoir, le risque zéro n’existe pas en matière de sécurité. Sinon, a-t-il dit, il y n’aurait pas d’attentats à Berlin, Paris ou encore moins à New York, etc.
Tout en reconnaissant l’intérêt national de cet évènement, certains responsables politiques n’ont pas manqué de dénoncer l’implication tardive de la classe politique dans l’organisation de cette rencontre qu’ils considèrent comme une tentative d’exclusion.
Mais le ministre a vite calmé le jeu en disant que «ce n’est ni une négligence, encore moins une exclusion des politiques du sommet, mais plutôt par crainte d’interprétation politicienne».
Selon Ag ERLAF, le Président de République n’a jamais voulu que l’organisation fasse l’objet de polémiques de la part de quelque acteur que ce soit.
La rencontre, a-t-il précisé, vise à demande aux chefs de partis politiques de s’impliquer dans la sensibilisation de leurs militants. Il s’agit de les amener à comprendre que chaque citoyen malien a le devoir d’être courtois envers les étrangers pendant les trois jours, de les protéger.
«Il faut leur rendre service en souriant avec eux et, surtout, laisser les services de sécurité faire leur travail», a-t-il insisté.
De son côté, le président du CNOSAF a souligné qu’on ne peut rien faire d’important dans ce pays sans l’implication des leaders politiques.
C’est pourquoi, compte tenu de l’importance de l’évènement, il a invité la classe politique à être des relais auprès des populations.
Selon lui, l’organisation de cet événement n’était très évidente pour notre pays qui sort d’une grave crise.
«Accepter d’organiser un évènement important que le Sommet Afrique-France dans un pays comme le nôtre, qui a connu une si grave crise, c’est faire preuve de solidarité », a-t-il soutenu, avant de remercier nos partenaires français et africains.
Car, aujourd’hui, a fait savoir M. COULIBALY, avec les échos de l’insécurité, beaucoup de personnes à l’étranger pensent que le Mali, c’est le Far West.
Pour ce rendez-vous du week-end prochain, M. COULIBALY a indiqué que nous attendions ici à Bamako près de 60 délégations parmi lesquelles 36 chefs d’État qui ont déjà confirmé leur participation.
De même, sont attendus, pour ce sommet, les patrons du FMI et de la Banque Mondiale, les représentants de l’Union européenne et de l’Union africaine, etc.
Selon lui, la présence de toutes ces délégations de haut niveau aura des retombées certaines pour notre pays qui verra son image redorée auprès des investisseurs.
Ce qui fait dire à M. COULIBALY que ce sommet est l’affaire de tout le monde, car il profite à tout le monde.
C’est pourquoi, il a invité l’ensemble de la classe politique à faire l’union sacrée autour de l’évènement.
Aussi, a-t-il annoncé qu’à l’issue de Sommet, certaines délégations de chefs d’État devront rester plus longtemps que prévu pour prendre part à la nuit des champions africains. Une soirée qui sera mise à profit pour rendre hommage à ceux des acteurs qui ont fait des choses extraordinaires pour le continent, notamment le créateur d’ECOBANK, Jean DO.
Pour le président du CNOSAF, c’est un Mali nouveau qui va renaître après la crise, un Mali plus attrayant pour les investisseurs et plus prospère. D’où la nécessité de tout mettre en œuvre pour la bonne réussite de l’évènement.
Aux termes des échanges qui ont duré environ près de deux heures, les représentants des partis politiques se sont engagés à soutenir le CNOSAF et le Gouvernement pour la tenue du Sommet dans la paix et la quiétude.
Certains participants ont même proposé l’élaboration d’un plan de communication permettant aux leaders politiques de faire passer leur message afin que notre pays relève ce défi.

Par Abdoulaye OUATTARA

 

Source: info-matin

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