Après une tentative avortée le 13 juin dernier, des opportunistes, pardon des soutiens au régime du président IBK envisagent une contre-manifestation dite de ‘’soutien aux institutions de la république’’, le samedi 27 juin prochain. L’objectif étant de prouver au président contesté qu’il peut dormir tranquille malgré des bruits de sirène. Le temps de mesurer leur pouvoir de mobilisation, nous pensons qu’il s’agit d’un pari risqué qui contribue à jeter de l’huile sur le feu dans un pays où il y a plus de déshérités que de rentiers.

 

Cette manifestation, qui intervient quelques jours après deux rassemblements historiques, le 5 et 19 juin 2020, à l’initiative de M5-RFP, demandant la démission du président de la République, est sans nul doute la réponse du berger à la bergère de la part des partisans du pouvoir IBK. Mais la question que l’on peut se poser est de savoir si une telle initiative est en faveur d’un apaisement tant souhaité du climat sociopolitique de notre pays ?
Ces empoignades nous rappellent des mouvements politiques en 2017, une période marquée par les marches, meetings, conférences et débats entre les pros et anti révision de la Constitution de février 1992.
Les deux mouvements opposés à l’époque étaient la plateforme An TE A BANNA, farouchement à la révision constitutionnelle en face de lui, la plateforme ‘’OUI AN SONNA’’ qui soutenait la décision des gouvernants.
Plusieurs rassemblements d’envergures ont été tenus par chacun des mouvements. De fausses assurances avaient été données aux autorités par ceux qui étaient favorables à la révision.
Du beau monde mobilisé en échange des billets de banque de part et d’autre. Mais au finish, la réalité a fini par se savoir : le président finira par découvrir qui détenait la réalité de la mobilisation populaire. En conséquence, le projet de révision initié et défendu par le président IBK et ses prétendus soutiens a fini par être rangé dans les placards.
Tout porte à croire que le même scénario est en cours cette année encore pour prétendre défendre un régime agonisant. En tout cas, si ces soutiens étaient si forts, allions arriver à ce stade ? Après avoir goinfré des avantages du pouvoir pendant sept bonnes années comment ne pas arriver à constituer des remparts solides pour protéger son marigot !
En effet, depuis l’annonce, par la CMAS, le FSD et l’EMK, de rassemblement au cours duquel la démission du président de la République a été exigée, la réaction de soutiens d’IBK n’a pas tardé.
En la matière, on se rend compte que les initiateurs d’une telle manifestation ne font que des actions opportunistes tendant à se faire voir. Surtout en cette période où le pays tout entier retient son souffle pour la formation d’un nouveau gouvernement.
Sans nous ériger en donneurs de leçons, nous estimons que les partisans du président IBK seraient mieux inspirés en transformant leurs efforts de contremarche en efforts de médiation plutôt que de s’exhiber dans des initiatives dont l’issue est certaine.
Parmi les soutiens au Président IBK et aux Institutions de la République ils sont, outre les députés, Abdoulaye MAÏGA du GRAP, le ministre Amadou KOÏTA, Lazare TIMBELY, Ahmar HAIDARA de la jeunesse Adéma-PASJ, Hanane TOURÉ dit Serpent, Fatoumata SACKO dite Djina, Cheick Oumar GADJIGO dit le Chat entre autres.

Par Abdoulaye OUATTARA

Source : INFO-MATIN

MaliwebPolitique
Après une tentative avortée le 13 juin dernier, des opportunistes, pardon des soutiens au régime du président IBK envisagent une contre-manifestation dite de ‘’soutien aux institutions de la république’’, le samedi 27 juin prochain. L’objectif étant de prouver au président contesté qu’il peut dormir tranquille malgré des bruits de...