Après l’élection présidentielle de 2018, la question lancinante de la prise en charge des éléments des Forces de sécurité déployés pour la sécurisation des opérations refait surface encore après le 1er tour des élections législatives du 29 mars dernier. En effet, dans le cadre de la couverture sécuritaire de l’élection des députés à l’Assemblée nationale, le Ministère de la Sécurité et de la Protection civile avait établi le cadre d’ordre N°0084/MSPC-SG-CT-YB, en date du 05 mars 2020 pour le déploiement des éléments des forces de sécurité et pour leur prise en charge.

Selon l’esprit de ce document, cette prise en charge était repartie ainsi qu’il suit : trois jours avant, le jour J et trois jours après le scrutin soit au total sept jours en raison de 5 000 FCFA par jour et par élément. De sources proches du ministère en charge de la Sécurité, la totalité dudit montant a été mise à la disposition des différents Gouverneurs de région. Et de poursuivre que l’étonnement a été de constater que seul le Gouverneur de la région de Ségou a utilisé les montants destinés pour la prise en charge des éléments des forces de sécurité déployés conformément à l’esprit du cadre d’ordre en donnant 35 000 FCFA par élément pour la sécurisation des opérations de vote. Contrairement aux autres gouverneurs qui ont utilisé les fonds comme ils attendent. Car, certains ont donné 20 000 FCFA par élément et d’autres 15 000 FCFA.

Les gouverneurs de nos régions sont-ils affamés au point de détourner les maigres ressources destinées aux pauvres agents des forces de sécurité chargés de la sécurisation des opérations de vote ? Pourquoi cette disparité dans la prise en charge des éléments déployés pour la sécurisation des votes ?

Rappelons que lors des deux tours de la dernière présidentielle, les éléments avaient été victimes de la même situation parce qu’à l’époque le gouverneur de Sikasso était le seul parmi ses paires à utiliser convenablement les fonds. Le comble est que cette fois-ci le gouverneur d’une des régions où les éléments des forces de sécurité ont été privés de leur droit notamment la région de Kayes n’est autre qu’un haut gradé de la police nationale en l’occurrence le désormais Inspecteur général de police Mamadou Z Sidibé.

Nos sources se disent surprises de constater que ce dernier alors Directeur général adjoint de la Police nationale avait farouchement dénoncé cette situation lorsque le problème de la prise en charge s’est posé après la présidentielle de 2018. Que s’est-il passé entre temps pour que celui-ci agisse de la sorte ?

A en croire nos indiscrétions, le collectif des syndicats de la Police s’insurge contre cette pratique peu orthodoxe et demande ainsi aux autres Gouverneurs de mettre ses militants dans leur droit sans délai. Aussi, les organisations syndicales de la police projettent d’entreprendre d’autres actions afin les reliquats des policiers soient restitués.

Mama PAGA

Source : LE PAYS

MaliwebPolitique
Après l’élection présidentielle de 2018, la question lancinante de la prise en charge des éléments des Forces de sécurité déployés pour la sécurisation des opérations refait surface encore après le 1er tour des élections législatives du 29 mars dernier. En effet, dans le cadre de la couverture sécuritaire de l’élection...