Quelques heures avant la fin de la campagne pour le second tour de l’élection présidentielle. Les deux candidats jettent leurs dernières armes pour conquérir d’éventuels électeurs indécis. Les jeux d’alliances se poursuivent. Mais les candidats Aliou Diallo et Cheikh Modibo Diarra, arrivés respectivement 3ème et 4ème du scrutin au premier tour, ne donnent pas de consigne de vote. D’autres candidats malheureux au premier tour ont déjà appelé à voter IBK ou Soumaïla Cissé.

Avec 8 % des voix au premier tour de la présidentielle, Aliou Diallo le candidat de l’ADP-Maliba membre signataire de la coalition « Alternance et changement 2018 » à décider de se désolidariser de cet engagement en s’abstenant de donner des consignes de vote pour ce 2ème tour. Cette réserve du candidat du chérif de Nioro du Sahel serait due, selon certains, à la mauvaise organisation de l’élection présidentielle qu’il qualifie de « mascarade électorale ». Selon lui « Il n’y a pas eu d’élection, il y a eu un simulacre d’élection. Nous, nous allons arrêter notre parcours ici, nous n’allons pas continuer de cautionner ces mensonges, ces bourrages des urnes, ces fraudes massives ». En conséquence, il encourage ses soutiens à « faire ce qu’ils ont bien envie de faire librement, pour le Mali ».
Dans le camp Cheikh Modibo Diarra, avec ses 7 % des suffrages exprimés au premier tour, on ne veut apporter son soutien ni à Ibrahim Boubacar Keïta ni à Soumaïla Cissé. A ses yeux, « ni l’un ni l’autre ne correspond à son idéal de changement. Remplacer Ibrahim Boubacar Keïta par Soumaïla Cissé n’est pas l’alternance, ce n’est ni plus ni moins qu’un jeu de chaises musicales ».
Pas de consignes aussi du côté de l’ancien Premier ministre, Modibo Sidibé ou encore de Mamadou Igor Diarra et de Me Mohamed Aly Bathily, ancien ministre d’IBK. Quant aux candidats Modibo KonéCheick Harouna Sankaré et Djénéba Ndiaye, ils ont appelé à voter IBK. Ils totalisent tous à peu près 4 %. Les décisions d’autres candidats éliminés du premier tour sont attendues dans les prochaines heures.
Au cours de cette journée, d’autres alliances se nouées autour du candidat Soumaïla Cissé. C’est le ralliement des candidats Me Mountaga TallChoguel Kokala MaïgaDramane Dembélé et Moussa Sinko Coulibaly. Le parti MODEC de l’ancien ministre d’IBK, Konimba Sidibé, appelle aussi à voter pour le candidat de l’URD. Pourtant la Coalition du candidat Cheick Modibo Diarra, dont il est membre, n’a pas donné de consigne de vote. Aussi, le vice-président du mouvement « Maliko » a annoncé son ralliement à Soumaïla Cissé, alors que son candidat au premier tour, Modibo Koné, a demandé à voter IBK.
Le candidat DABA DIAWARA a une position bien tranchée. Il demande à ses militants de boycotter le scrutin du 12 août prochain. Selon lui les résultats du premier tour sont le fruit d’une grotesque manipulation des chiffres, de la fraude massive, de l’achat de conscience et de l’utilisation éhontée des moyens de l’État et des agents véreux de l’Administration au service du président candidat ».
Le parti SADI de son côté dénonce « l’achat de conscience et les nombreuses fraudes qui ont marqué le premier tour de la présidentielle ». Le parti appelle ses militants à boycotter le second tour et à rester mobiliser pour obtenir « l’annulation pure et simple de ces élections ».
Oumar Mariko, président du parti SADI

Studio tamani

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Quelques heures avant la fin de la campagne pour le second tour de l'élection présidentielle. Les deux candidats jettent leurs dernières armes pour conquérir d’éventuels électeurs indécis. Les jeux d’alliances se poursuivent. Mais les candidats Aliou Diallo et Cheikh Modibo Diarra, arrivés respectivement 3ème et 4ème du scrutin au...