« Au Nord et au Centre du pays, l’insécurité coupe le sommeil aux Communautés. Nombreuses sont les localités où les populations ne savent plus à quel saint se vouer ». A Gao et à Ménaka les voix ne cessent de se lever. Les Organisations de la société civile (OSC), les syndicats ne cessent de multiplier les sorties pour se faire entendre par qui de droit à travers des déclarations, des actions de désobéissance civile, des arrêts de travail. C’est dans ce cadre que M. Abdel Kader Maïga, membre du Comité Stratégique du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), a jugé nécessaire de faire part de sa vérité par rapport à la situation sécuritaire à travers un point de presse.

 

Selon le natif de Gao, les zones rurales sont toujours en proie aux violences armées. « Le cercle d’Ansongo est réellement décimé…, les terroristes donnent des ultimatums à un village entier qu’il déguerpisse avant deux ou trois jours. Ainsi, certains abandonnent tous sous la menace des terroristes », a révélé Abdel Kader Maïga, et d’ajouter : « Au niveau de la ville de Gao, je n’ai pas pu aller dormir chez moi à cause de l’insécurité ».  A L’en croire, le pays donne à nouveau le sentiment d’un inquiétant retour à la case départ.

Selon lui, Gao est encerclé par des populations déplacées de partout au Nord. « Si c’était des populations civiles, il n’y a pas de problèmes, mais parmi eux il y a des hommes lourdement armés en grand nombre. Il ne se passe pas une semaine sans qu’il y ait tuerie à Gao », a regretté M. Maïga.

Les autorités de transition n’ont pas su améliorer de façon substantielle la situation sécuritaire ni rétablir la présence de l’Etat dans les territoires affectés par les insurrections armées. En effet, il leur demande de désarmer toutes les milices. « Tout le problème d’insécurité du nord aujourd’hui, se sont ces mouvements armés ! On n’a pas aujourd’hui besoin de ces groupes armés pour sécuriser une ville du Mali, mais c’est un complot. Car nous avec la nouvelle armée reconstituée, quand l’Etat a commencé avec cette nouvelle formule, arrivé à Kidal certains ont déserté », a-t-il laissé entendre.

« Il faut que les autorités mettent fin à cela, car nous ne sommes pas près de suivre avec quelqu’un qui va mettre notre dignité à l’eau », a prévenu M. Maïga

« La seule chose que nous avons voulu cette transition, c’est parce que nous savons qu’il y a des décisions difficiles à prendre mais il faut les prendre, car le Mali Kura ne pas aller sans ça. Il faut que les autorités se ressaisissent…», a-t-il conclu.

Solo Minta

Source : Tjikan