Au lendemain de la conférence des Ministres des Affaires Etrangères ; laquelle conférence ouvre officiellement le sommet que Bamako abrite, les Chefs d’Etat africains et leur homologue français, François Hollande, vont discuter des forces africaines et du respect des constitutions. Les crises politiques déclarées ou latentes sur le continent notamment la situation en RDC et en Gambie, font également partie du menu, selon nos informations. Le dernier sujet important de la journée est celui des migrants en Europe.

Francois Hollande president francais

On en sait donc un peu plus sur l’ordre du jour de ce 27e sommet Afrique-France. Comme taillé sur mesure, l’agenda de la rencontre reflète suffisamment le thème du partenariat, de la paix et de l’émergence retenu pour l’événement. Si le Malien lambda peut émettre un petit regret pour le fait que le respect des intégrités territoriales ne soit pas inscrit à l’ordre du jour, ce, en raison de la situation de Kidal par rapport à Bamako, il pourra, du moins, nourrir  l’espoir de voir rehaussé l’engagement de l’AFD en Afrique.

Au chapitre de la sécurité continentale, selon des sources diplomatiques françaises citées par l’AFP, l’objectif fixé au sommet de Paris en 2013 de former 20.000 militaires africains par an a été non seulement tenu, mais même dépassé en 2016, et l’effectif devrait atteindre 25.000 dans les trois prochaines années. Cette formation, qui vise à diminuer la nécessité d’interventions militaires de Paris, comme celles en cours dans notre pays ou en République centrafricaine, est désormais la mission principale de certaines importantes bases françaises en Afrique, comme Dakar, Libreville ou Djibouti, précise-t-on.

Mais les besoins restent immenses

Toujours selon les mêmes sources, le Mali en exemple ne dispose actuellement que d’environ six bataillons opérationnels, largement insuffisants pour contrôler un territoire de 1,2 million de km2 sans l’appui des forces de l’ONU et de l’opération française Barkhane.

Au volet du respect des constitutions, loin de constituer un Tribunal pour les Présidents Yahya Jammeh de la Gambie et Joseph Kabila de la RDC, le sommet va essayer de poser les jalons devant permettre aux Etats africains de se mettre à l’abri des situations qui prévalent actuellement dans ces deux pays. Nul n’ignore, en effet, que Yahya Jammeh s’entêtera à rester au pouvoir après l’expiration de son mandat le 19 janvier, le temps que la justice statue sur ses recours électoraux. En République Démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila a obtenu contre vents et marées une prolongation de son mandat jusqu’à l’organisation d’une présidentielle à la fin de l’année 2017.

Au sujet des migrants africains en Europe, source fréquente de tensions entre pays européens et africains, il se suppute au niveau de la Diplomatie française qu’il ne sera pas question de discuter à Bamako d’éventuels accords de réadmission des migrants expulsés. Le sommet va plutôt s’atteler à revoir à la hausse l’engagement défini en 2013 par l’Agence française de développement (AFD). Cet engagement de 20 milliards d’euros sur une période de cinq ans d’investissements en Afrique sous forme de prêts et de dons, soit quatre milliards par an, devra passer à terme à 5 milliards d’euros par an à l’horizon 2019, selon toujours des sources diplomatiques françaises.

Katito WADADA

Source: LE COMBAT

MaliwebPolitique
Au lendemain de la conférence des Ministres des Affaires Etrangères ; laquelle conférence ouvre officiellement le sommet que Bamako abrite, les Chefs d’Etat africains et leur homologue français, François Hollande, vont discuter des forces africaines et du respect des constitutions. Les crises politiques déclarées ou latentes sur le continent notamment...