Sans grande surprise, les chefs d’État de la CEDEAO ont demandé, à nouveau, aux militaires putschistes de Bamako, de revenir voir certaines dispositions de la feuille de la Transition avant que l’organisation communautaire n’accepte de lever ses sanctions contre le Mali. Des sanctions qui d’ailleurs, selon plusieurs indiscrétions, causent, en moins d’un mois, plusieurs milliards de francs CFA de manque à gagner au trésor public. Si la CEDEAO tient toujours à ses certains de ses principes (président et Premier ministre civils, l’abrogation de l’acte fondamental de la junte…), les internautes restent très divisés sur les mesures issues du Sommet d’Accra. Certains ne manquent pas de dénoncer un diktat du syndicat des chefs d’État de la communauté. Ces débats font l’objet de votre Facebookan du jour !

 

Malick Konate : Accra, les grandes lignes de la rencontre entre les chefs d’État de la CEDEAO et le CNSP. Les chefs d’État tiennent à revoir certaines dispositions :
1- retour à l’ordre constitutionnel en abrogeant l’acte fondamental et en s’inscrivant dans la ligne de l’article 122 de la constitution ;
2- la libération sans condition des personnalités politiques détenues de manière extrajudiciaire ;
3- deux organes de transition (le Comité de Transition & le Gouvernement) ;
4- la présidence civile.
Source : correspondante

Diakalia Sanogo : La CEDEAO doit accompagner le peuple malien et non nous imposer une voie à suivre.

Fousseni Traore : Très bonne décision de la CEDEAO. Il faut qu’on essaye de comprendre la CEDEAO sinon, on se fera du mal. Beaucoup de Maliens ne savent pas encore qu’il y’a eu 2 coups d’État au Mali en espace de moins d’un mois. Le premier même si certains ne le reconnaissent pas comme coup d’État, c’est-à-dire la destitution du président de la République par une autre institution (l’armée) et le deuxième, l’acte fondamental pendant que la constitution n’a pas été dissoute (en vigueur). Les gens sont en train de se laisser emporter par leur ego. Il faut qu’on essaye de réfléchir sinon, on va nous voler, par des apprentis sorciers, tout ce qui nous appartient en faisant semblant qu’ils le font pour le Mali.

Safiou Alhadji Innou : Je ne comprends pas, la CEDEAO cherche-t-elle des solutions pour le Mali ou impose-t-elle ses lois ou obligations au Mali ?
Le problème intérieur du Mali n’engage que les Maliens s’il y avait des poursuites, comment vous voulez qu’on les libère tout de suite et s’ils sont mêlés à des détournements de fonds publics dans l’armée ou au niveau des services publics. Pire, leur responsabilité est engagée dans les tueries des évènements des 10, 11 et 12 juillet, etc.
Je pense qu’elle doit s’appuyer sur la durée de la transition et je pense que le peuple malien s’est sacrifié, mais maintenant nous avions compris qu’il y avait une main invisible que la CEDEAO est en train de jouer son rôle pas pour ou dans l’intérêt du Mali et des Maliens soyons vigilants et soudés autour de notre bien commun qui le Mali et sa refondation.

Sekou Traore : Vraiment, ils ont raison, ces chefs d’État, je me pose la question pourquoi partir les voir avec notre dossier qui est fait par nous-mêmes. S’il n’y a pas consensus ne pouvons-nous pas voir à côté le Rwanda, le fait le Burundi. La Guinée de Alpha Condé tuait, mais il a interdit à la CEDEAO de se mêler de ses affaires. Hée Dieu, regarde un peu les Maliens.

Oumar Toure : les chefs d’ÉTAT de la CEDEAO cherchent à couvrir leurs propres arrières, pour ne pas subir le même sort que ceux qui détournent l’argent public.

Papp Yanoga : le Mali doit aussi prendre des mesures. Commençons par quitter la CEDEAO… puisqu’elle ne nous sert à rien.

Karim Dianda : la CEDEAO ne défend pas les intérêts du peuple malien, mais plutôt celui de la France. La CEDEAO est porte-parole de la France.

Tidiane Magassa : comptons sur nous-mêmes d’abord. Notre territoire est vaste et fertile.

Falingué Touré : c’est ce que le comité national pour le salut du peuple a cherché. Avant de mettre l’embargo sur le Mali, pourquoi ils n’ont pas fait une telle rencontre ? Or, le peuple malien est toujours solidaire avec eux, mais la mission de la CEDEAO est de défense ses intérêts et les intérêts des ex-puissances coloniales, maintenant tout est fini.

Kaba Kante : le CNSP, il faut beaucoup faire attention, sinon vous serez trahis par la CEDEAO et la France. Mieux vaut écouter le peuple malien ; c’est ça qui est très favorable.

Abdoulkarim Hamidou : Chefs d’État de la CEDEAO, soyez intelligents et respectueux de la volonté du peuple malien.

Nostra Damisse Dit Att : non à la CEDEAO, soyons un et indivisible. Sinon, je vais jurer qu’ils veulent nous manipuler encore pour avoir leur intérêt seulement. Nous devons prendre nos responsabilités pour un Mali meilleur.

Momo Siby : sans le M5, le CNSP ne peut rien faire. Ayiwa, les vautours qui sont dans la rue pour dire qu’on soutient les militaires voilà le résultat.

Felix Thera : la Cedao cherche autre chose. Sinon, l’essentiel a été fait, mais Dieu sauvera le Mali.

Soukolo Moise Dakouo : La CEDEAO est comme la France maintenant. Elle n’aime pas le Mali. À bas la CEDEAO.

Aristido Deus Ocampo Obiang : les Maliens veulent une chose et puis son contraire. Pourquoi répondre à l’appel de cette fameuse CEDEAO tout compte fait, le peuple est là et il vous observe.

Tiemoko Diallo : on devrait les dirent qu’on quitte la CEDEAO !

Addou Dicko : il n’y a rien à revoir, soient ils nous soutiennent ou ils dégagent.

Balla Sangare : qui cherche trouve. C’est ça que les militaires ont cherché. Pourquoi ils refusent de travailler avec le M5 ?

Diakalia Sanogo : tout à fait.

Mossa De Gossi Bohanta : et c’était la proposition de Moussa MARA.

Mohamed Cisse : le poste de vice-président est-il constitutionnel ? Je pense que non ! Ces militaires se moquent de la République.

Traore Kalifa : il est temps de se retirer de la CEDEAO, c’est mieux.

Source : INFO-MATIN

MaliwebPolitique
Sans grande surprise, les chefs d’État de la CEDEAO ont demandé, à nouveau, aux militaires putschistes de Bamako, de revenir voir certaines dispositions de la feuille de la Transition avant que l’organisation communautaire n’accepte de lever ses sanctions contre le Mali. Des sanctions qui d’ailleurs, selon plusieurs indiscrétions, causent,...