La forte délégation  du Comité National pour le Salut du Peuple conduite par le Colonel Assimi Goïta, hier à Accra, a été buté à l’intransigeance des Chefs d’Etat de la Cédéao qui  ont réitéré leur position de voir un président et un Premier ministre civils présider la transition dans un délai de 18 mois. Le sommet  a remis des réserves par rapport à la création d’un poste de vice-président. 

 

L’organisation sous-régionale a opposé un niet aux ambitions politiques du Comité National pour le Salut du Peuple inscrit dans la Charte et la feuille de route issues de la Concertation nationale. Ainsi, elle est restée campée sur sa position à savoir : la présidence  et  le poste de Premier ministre  de la transition aux civils. Ce qui s’oppose au contenu de la Charte issue des trois jours de concertation nationale qui demande à ce que la présidence de la Transition peut être occupée par un civil ou un militaire. Et que le choix du président de la Transition soit réservé à un collège désigné par le CNSP.

Les Chefs d’Etat de la Cédéao ne sont pas catégoriquement opposés à la création d’un poste de vice-président. Mais, contrairement au contenu de la Charte  qui  indique que le Vice-président bénéficie les mêmes conditions de désignation que le président de la Transition  et  qu’il est chargé des questions de défense, de sécurité et de la refondation de l’Etat, le sommet de la Cédéao  a demandé la réduction des pouvoirs du vice-président. «  La Cédéao ne s’oppose pas à la création d’un poste de vice-président de la Transition. Si ce poste est créé et qu’un militaire est désigné pour l’occuper, ce dernier doit se charger uniquement des questions de défense et de sécurité. Il ne peut en aucun cas remplacer le président de la Transition en cas de vacance de pouvoir », explique le président Burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré.

Autre fait majeur de ce sommet, les dirigeants de l’organisation sous-régionale exigent qu’une fois que le président et le Premier ministre civils sont installés favorisant le retour à l’ordre constitutionnel, le CNSP doit être dissout et abrogé son acte fondamental qui  autorise de  façon unilatérale les autorités militaires à occuper les fonctions de Président de la République. La Cédéao voudrait que la transition s’inscrive dans la ligne de l’article 122 de la constitution qui stipule que : « Jusqu’à la mise en place des Institutions, le Comité de Transition pour le Salut du Peuple et le Gouvernement prennent des mesures nécessaires au fonctionnement des pouvoirs publics, à la vie de la Nation, à la protection des citoyens et à la sauvegarde des libertés».

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La forte délégation  du Comité National pour le Salut du Peuple conduite par le Colonel Assimi Goïta, hier à Accra, a été buté à l’intransigeance des Chefs d’Etat de la Cédéao qui  ont réitéré leur position de voir un président et un Premier ministre civils présider la transition dans...