Bannir toutes formes d’excès, prôner un discours rassembleur et unificateur, pratiquer la laïcité inclusive en tournant le dos au laïcisme borné parce qu’enraciné dans l’intolérance, voilà les thématiques phares abordées au sommet de Nouakchott auquel le Mali a activement participé. Celui-ci s’est tenu en début de semaine il était consacré à la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent dans l’espace sahélien que nous avons en partage.

Selon Soumaïla Cissé, l’année 2019 a été éprouvante pour les journalistes. Quarante-neuf journalistes ont été tués dans le monde, en 2019: quarante-six (46) hommes et trois (03) femmes, selon Reporters Sans Frontières, contre quatre-vingts journalistes tués pour avoir exercé leur mission d’information, en 2018. Même si une baisse considérable de ce type de criminalité est à constater, l’assassinat des journalistes demeure un phénomène inquiétant. Reporters Sans Frontières (MSF) a recensé un total de 389 journalistes emprisonnés contre 348, en 2018.

M. Cissé a précisé que l’Union pour la République et la Démocratie (URD) est disposée à approfondir et à faire appliquer toutes les initiatives visant à protéger les journalistes contre ces exactions. «De la 115ème place, en 2018, selon le classement de la liberté de la presse publié, en 2019, le Mali est passé à la 112ème place et reste toujours malheureusement encore dans la zone rouge. C’est tout simplement inadmissible ! Les difficultés qui caractérisent l’exercice de votre profession sont donc réelles et les obstacles nombreux. Or pour redresser notre pays, retrouver l’unité nationale et restaurer l’autorité de l’État, il nous faut nécessairement renouer avec la liberté et la justice. Cela passe nécessairement par une presse de qualité, indépendante et plurielle, disposant de moyens adéquats et de personnels bien formés. Au Mali, nous sommes loin de cet objectif. Le constat est triste et alarmant ! Il y a quatre (04) ans, le journaliste Birama Touré a mystérieusement disparu. Les enquêtes ouvertes n’ont toujours rien révélé et la justice est restée au point mort. Cette disparition continue de nous préoccuper.

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Bannir toutes formes d’excès, prôner un discours rassembleur et unificateur, pratiquer la laïcité inclusive en tournant le dos au laïcisme borné parce qu’enraciné dans l’intolérance, voilà les thématiques phares abordées au sommet de Nouakchott auquel le Mali a activement participé. Celui-ci s’est tenu en début de semaine il était...