Le ministre de l’Administration territoriale, Tiéman Hubert Coulibaly a annoncé ce matin au cours d’une conférence de presse, que toutes les échéances électorales prévues pour 2018 auront bien lieu sauf si elles menacent la pacification du pays.

Après le report des élections régionales couplées avec les communales partielles, certains acteurs politiques notamment de l’opposition craignent d’autres reports en 2018. Il s’agit des régionales reprogrammées pour le mois d’avril prochain, la présidentielle et les législatives.  Ce matin, en la faveur d’une conférence de presse, le ministre Tiéman Hubert Coulibaly a rassuré les Maliens et les partenaires du Mali quant à la volonté du gouvernement à organiser aux dates prévues ces élections.

Selon lui, les régionales ont été reportées pour obtenir un consensus afin d’organiser des élections inclusives dans un climat apaisé. « L’organisation d’une élection n’est pas difficile pour le Mali car, nous avons une pratique démocratique reconnue sur le plan internationale. Par contre, c’est sa réussite qui est un pari important pour nous. C’est pourquoi, nous avons reporté les régionales après une large concertation avec toutes les couches sociales et politiques », a-t-il clarifié. Nonobstant, il a rappelé que la tenue d’élection crédible, transparente et inclusive permettra au Mali de poursuivre son combat contre le terrorisme et d’assurer un développement harmonieux. « Ce n’est pas parce qu’il y a des terroristes au centre ou au nord du pays que nous allons refuser d’organiser des élections. Non, au contraire, nous le faisons  pour renforcer davantage notre administration et nos institutions afin de mieux faire face à ces défis sécuritaires », a-t-il précisé.

Par ailleurs, le ministre de l’Administration territoriale est revenu sur les récents évènements tragiques survenus à la frontière Mali-Guinée. Occasion pour lui de rappeler sa rencontre avec son homologue guinéen pour maintenir l’harmonie entre les deux villages voisins à la frontière.

« Le Mali et la Guinée Conakry sont deux pays frères sur le plan historique et géographique. Avec mon homologue guinéen, nous avons animé des débats publics dans les deux villages frontaliers pour rétablir la cohésion sociale qui a toujours existé entre les deux peuples frères de cette zone. Nous travaillerons davantage pour rétablir ces liens », a-t-il ajouté.

Sur le plan politique, il a surtout insisté sur le processus de délimitation des frontières afin de faciliter leur sécurisation et de garantir l’entente, l’harmonie et la cohésion sociale dans les localités. « L’idée n’est pas de séparer les gens, mais de consolider les liens à travers une meilleure organisation et délimitation des frontières comme c’est le cas avec la République frère d’Algérie et le Burkina Faso », a-t-il indiqué.

En ce qui concerne l’opérationnalisation des nouvelles régions, M. Coulibaly assure que le gouvernement tiendra tous ses engagements. « Nous allons travailler sur un plan annuel qui consiste à opérationnaliser trois régions par an. Le processus a commencé et nous allons avancer doucement mais surement », a-t-il promis.

la Rédaction

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