Une marée humaine a marché à Bamako à l’appel de l’opposition et la société civile le 8 juin 2018, pour réclamer des élections transparentes et crédibles, l’égal accès aux médias d’Etat. Les marcheurs ont eu des messages durs pour le Président IBK et le Premier ministre Soumeylou Boubleye Maïga, avec des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « les victimes de la répression du 2 juin 2018 demande réparation des dommages. Boubèye dégage», « IBK assassin- Boubèye assassin. Non à la dictature. Les victimes demandent réparation des dommages », « Non aux coupures d’eau et d’électricité ». La marche qui s’est déroulée sans incident, était encadrée par les forces de défense et de sécurité du Mali.


Certains marcheurs scandaient : «Boua ba bla, IBK va décrocher », « IBK dèsèra, IBK n’en peut plus», « libérez Ortm ». Au cours du trajet de la marche, toutes les couches de la société étaient mobilisées comme cette vielle dame de 70 ans qui a fait rigoler tout le monde. Assise auprès du siège de la BNDA et très contente pour la marche, la vielle dame s’est aussitôt mise à danser tout en applaudissant et disant : « Bou ba bla, Boua ba bla », ce qui signifie en Bamabara : Boua (IBK) va décrocher, Boua va décrocher. La grande marche populaire réclamait des élections régulières, décriait la censure et la mainmise du régime d’Ibrahim Boubacar Keïta sur la radio et la télévision publiques. Les marcheurs ont surtout exigé l’organisation d’une élection présidentielle transparente et crédible; dénoncé la guerre civile au centre du Mali et l’instrumentalisation des difficultés de cohabitation intercommunautaire. Ils ont aussi exigé la fin des coupures d’eau et d’électricité.

A l’arrivée des marcheurs à la destination, devant la Bourse du travail, Tiébilé Dramé, président du PARENA, a donné le ton pour l’hymne national du Mali, « Le Mali », qui a été aussitôt scandé par ces dizaines de milliers de manifestants. Puis il a souhaité l’alternance et le changement au Mali. «Merci pour cette grande mobilisation. vive l’alternance et le changement au Mali», a-t-il déclaré.
Le chef de file de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé, candidat de l’URD s’est réjoui de la grande mobilisation des marcheurs. « Aujourd’hui, nous avons montré que nous pouvons manifester pacifiquement. Nous avons prouvé que nous sommes une opposition responsable, républicaine et démocratique. Merci pour cette grande mobilisation. Nous avons battu le pavé par dizaines de milliers, ce vendredi 8 juin 2018, pour exiger des élections libres et transparentes, un égal accès aux medias d’état, et pour dénoncer les coupures intempestives d’eau et d’électricité. L’alternance est en marche au Mali et aujourd’hui à travers votre détermination, vous avez démontré que nul ne pourra faire entrave à cette aspiration profonde du peuple souverain », a-t-il annoncé.
L’honorable Amadou Thiam de l’Adp-Maliba a abondé dans le même sens tout en souhaitant que les élections qui sont en vue puissent être transparentes. «Cette grande mobilisation est un message à l’endroit du chef du gouvernement, le Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga », a-t-il fait savoir. Pour sa part, le comédien Habib Dembélé dit Guimba National, candidat à l’élection présidentielle du 29 juin 2018, a expliqué que le Mali appartient à tout le monde, pendant que l’ex ministre de l’Economie et des Finances d’IBK, et candidat à l’élection présidentielle du 29 juin 2018, Mamadou Igor Diarra, remerciait vivement les or