Des membres du Comité exécutif sortant   de l’Alliance Démocratique pour la Paix (ADP-Maliba), les coordinations de la région de Mopti, de Tombouctou, de Taoudéni, de Kayes, les sections ADP-Maliba de Ségou, Kati et ainsi que les sections et sous-sections de la Commune du Mande sont vent debout contre la tenue du 22ème congres du parti les samedi et dimanche 26 et 27 mai. Pour eux la tenue du  congrès violerait les textes du parti.

Ils l’ont l’ont fait savoir au cours d’une conférence de presse organisée le mercredi 22 Mai dernier à la Maison des jeunes de Bamako.

Selon les conférenciers, c’est sur les réseaux sociaux qu’ils ont appris l’organisation du congrès en violation flagrante des textes du parti.

C’est pourquoi, ils menacent d’attaquer la décision de justice qui a donné l’aval au président d’honneur sortant du parti, Aliou Boubacar Diallo pour organiser le congrès si toutefois la réunion se tenait aux dates fixées.« Il a piétiné les textes du parti et nous n’avons même pas été informés de la tenue du congrès. » s’est plaint Bocar Sambaida Cissé, le conférencier principal.

Dans le  communiqué lu par ce dernier, ils dénoncent la manière,  le caractère illégal et injuste de la décision du président d’honneur sortant. « Nous, coordination ADP-Maliba de la région de Mopti, Tombouctou, Taoudeni, Kayes ; les sections ADP-Maliba de Ségou, Kita, Kati, de la commune du Mandé et de la commune 5 du district de Bamako ; certains membres du Comité exécutif sortant conscients de la nécessité d’organiser un congrès pour doter notre parti d’organes issus d’un processus inclusif ; soucieux de la nécessité de garder un esprit de cohésion et de démocratie au sein de la grande famille ADP-Mali constatons avec regret, que Monsieur Aliou Diallo, membre fondateur du parti ADP-Maliba et président d’honneur du parti, chargé par la justice d’organiser un congrès pour rétablir la légalité des organes du parti, a décidé d’organiser ledit congrès sans tenir compte des procédures prévues en la matière par les statuts du parti.

Considérant que le congrès prévu et organisé par le président d’honneur ne respecte pas la procédure prévue en la matière ; qu’il nous revient que les congressistes invités ont été désignés par le président d’honneur lui-même, alors qu’ils devraient être issus d’un processus de désignation à travers l’organisation de conférences de sous-section et de section ; que la décision de justice autorisant la tenue du congrès n’écarte aucunement cette procédure qui du reste consacre la légitimité des organes du parti ; considérant que les organes sus visés n’ont reçu aucune invitation officielle à participer au congrès ; nous avons décidé de : ne pas participer audit congrès prévu du 25 au 26 Mai 2019 à Bamako. Nous invitons tous les partisans à ne pas participer audit congrès et à se joindre à nos idéaux pour restaurer la paix et la démocratie au sein du parti. Nous exigeons la tenue d’un congrès en bonne et due formes dans les meilleurs délais pour l’instauration des organes du parti dans la légalité absolue».

A en croire,  Bocar Sambaida Cissé, leur décision de s’opposer à la tenue du congrès dans ces conditions est légitime, et ne vise  pas une personne. C’est pourquoi,  le conférencier Cissé a prévenu que lui et ses camarades sont prêts à user de tous les moyens légaux en leur moyen pour empêcher la tenue du congres, y compris, «saisir la justice au moment opportun pour demander l’annulation pure et simple des décisions issues du congrès»

« Nous avons rejoint le parti par conviction et non pour la tête d’une personne» a-t-il rappelé

Pour sa part, la secrétaire générale du bureau national des femmes Mme Dao Assétou Traoré a souligné que l’organisation du congres ressemble à un commérage pour plaire à un individu, « Nous contesterons ce congrès car on ne travaille plus avec les textes au sein du parti, mais avec la volonté des plus riches. Aliou Diallo veut s’imposer par son argent, mais nous nous ne rentrerons pas dans ce jeu et il nous trouvera sur sa route », a-t-elle conclu.

Mohamed Naman Keita

Source: Le 22 Septembre

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Des membres du Comité exécutif sortant   de l’Alliance Démocratique pour la Paix (ADP-Maliba), les coordinations de la région de Mopti, de Tombouctou, de Taoudéni, de Kayes, les sections ADP-Maliba de Ségou, Kati et ainsi que les sections et sous-sections de la Commune du Mande sont vent debout contre la tenue du...