Dix derniers jours du mois de ramadan

A la sainte quête de la Nuit du Destin

Pendant les dix derniers jours du mois de ramadan, les musulmans multiplient les prières et les invocations afin de bénéficier de la miséricorde d’Allah. Oustaz Seydou Djongo, islamologue et prêcheur, nous en dit plus sur la Nuit du Destin qui sera célébrée dans quelques jours et dont la quête est un acte de piété aux innombrables bénéfices.

Démarré le samedi 02 avril 2022 au Mali, le jeûne du mois de Ramadan est l’un des cinq piliers de l’islam. Il consiste en une abstinence totale de nourriture, de boissons et de plaisirs sexuels dès l’apparition de l’aube jusqu’au coucher du soleil. Il est recommandé de l’accomplir en toute conscience. Après vingt jours de jeûne, les dix derniers jours du Ramadan sont des moments où le musulman doit multiplier les prières et les invocations, lire plus encore le Saint Coran et méditer sur le sens des versets. Des retraites spirituelles sont alors organisées durant ces dix derniers jours afin de chercher « la Nuit du Destin », une nuit de récompense équivalent à plus de 1000 mois d’adoration. Il est recommandé aux musulmans de faire beaucoup d’efforts dans la recherche de cette nuit noble et bénie, afin de bénéficier de la miséricorde d’Allah ! Tout musulman est appelé à rechercher ces bienfaits et ces bénédictions en accomplissant les prières obligatoires à l’heure et à la manière dont les accomplissait le Prophète (PSAL).Ceci, en faisant beaucoup de prières nocturnes, en s’acquittant de la zakat, en donnant beaucoup d’aumônes, en préservant son jeûne, en obéissant scrupuleusement à Allah, en s’écartant de ce qu’il a interdit, en regrettant et en se repentant des péchés et des erreurs, en faisant beaucoup de “zikr” et en lisant beaucoup le Coran. Il est également demandé au musulman de faire beaucoup d’invocations durant les dix dernières nuits car toutes les invocations sont exaucées durant la Nuit du Destin.

Selon Oustaz Djongo, pendant le mois de ramadan, il est recommandé de multiplier les prières, les bonnes actions et de donner une grande importance à la lecture du Coran. « La nuit du vendredi 21 avril, a commencé la première nuit des dix derniers jours, et c’est l’occasion pour nous de redoubler d’efforts dans nos actes d’adoration à la recherche de la Nuit du Destin (« Laylat al qadr ») », recommande-t-il.

En effet, il explique que c’est le fait de ne pas connaître la date exacte de la Nuit du Destin qui rend ces dix jours si importants. « Nous ne savons pas quand aura lieu cette nuit. En effet, la plupart des gens pensent que c’est la nuit du 27, mais il faut savoir que rien n’est sûr. Ce que l’on sait, c’est qu’elle se trouve dans les dix derniers jours du mois béni de Ramadan, et plus précisément dans les nuits impaires », fait savoir le prêcheur.

Ainsi, il a indiqué que chaque musulman doit multiplier les prières surérogatoires la nuit, lire beaucoup le Coran, faire beaucoup d’invocations afin d’exprimer la gloire d’Allah pendant cette nuit bénie et afin de voir ses demandes exaucées par Sa Permission. « Il est également fortement recommandé de faire beaucoup d’invocations. Celle à privilégier est ainsi (rapportée authentiquement) : « ô Allah, Tu es certes Celui qui pardonne et efface les péchés et les fautes. Tu aimes le pardon, alors pardonne-moi », souligne-t-il.

En termes de récompense, notre interlocuteur précise que cette Nuit « est meilleure que mille mois ». « Durant celle-ci, beaucoup d’anges descendent en apportant avec eux la miséricorde d’Allah le très Haut à tout croyant sincère qui consacre cette Nuit en prière et en invocations.  Il a été rapporté authentiquement que le Prophète, paix et bénédiction d’Allah sur lui, a dit : Celui qui célèbre la nuit du destin avec foi et en espérant la récompense d’Allah, se verra pardonner ses péchés passés », ajoute-t-il.

« Profitons donc de ces jours-ci précieux pour espérer leur grande récompense. Laissons de côté la télévision et toutes les futilités de notre vie quotidienne parce qu’elles ne nous sont d’aucune utilité pour l’au-delà. N’oublions pas que la vie est courte et que nous ne savons pas si nous serons encore là le prochain ramadan. Alors vivons-le pleinement comme si c’était le dernier », conseille-t-il en guise de conclusion.

Maffenin Diarra

Source: Les Échos- Mali