Le Mali a lancé le vendredi 12 août à Quinzambougou la 2e campagne de vaccination contre la Covid-19 avec comme ambition d’atteindre l’immunité collective d’ici fin 2022. Les premières doses de cette opération ont été injectées par le ministre délégué en charge de l’action humanitaire, Oumarou DIARRA. 

 

Des responsables et des partenaires de la santé ainsi que les autorités politiques, administratives et coutumières de la commune II abritant l’évènement ont participé au démarrage de cette opération.

L’objectif de cette 2e campagne est de vacciner 9 millions de personnes soit 70% des personnes âgées de 12 ans et plus pour rehausser le taux de vaccination en deçà des prévisions, soit environ de 15%.

Après les mots de bienvenue du chef de quartier de Quinzambougou, le maire de la commune II, Abba NIARE, s’est réjoui du lancement de cette campagne de vaccination dans sa localité.

S’il y a une diminution des fréquences de contamination au Mali, à l’image du monde, l’élu communal a toutefois indiqué que la pandémie n’est pas éradiquée.

« La covid-19 circule toujours. Elle reste dangereuse et tue », a déclaré Abba NIARE, tout en exhortant sa population à la vaccination.

Malgré les défis auxquels le Mali fait face, le représentant de l’OMS, Ikama Christian, a indiqué que la détermination et l’engagement du gouvernement avec l’appui des partenaires (OMS, UNICEF, USAID, la Banque mondiale) a permis d’empêcher la propagation incontrôlée de la Covid-19. Ainsi à la date du 11 août 2022, notre pays totalisait 31 240 cas confirmés de Covid-19 contre 739 décès, soit un taux de mortalité de 2,36%.

« La vaccination contre la Covid-19 reste un grand défi dans la région africaine. Avec un objectif de 70% de couverture vaccinale, contre la Covid-19 d’ici la fin de l’année. Des nombreux pays ont encore des couvertures très basses dans la région africaine dont le Mali avec le taux de couverture vaccinale contre la Covid-19 de 7% sur l’ensemble de la population », a affirmé Ikama Christian.

Le contexte actuel de l’épidémie de la Covid-19 avec la diminution des cas, le relâchement des mesures barrières ne doit pas fléchir la vigilance à la menace de résurgence de la maladie avec des formes graves, a-t-il conseillé.

À ce stade de la croisade contre l’épidémie, il a indiqué que la vaccination restait l’une des stratégies principales pour contribuer à la protection de la population et à l’interruption de la transmission de la covid1- à l’échelle mondiale.

« Ainsi la vaccination contre la covid-19 est à la fois une responsabilité individuelle et collective à laquelle nous devrons tous nous engager », a signalé le responsable de l’OMS au Mali.

Ainsi, pour lui, cette campagne est une grande opportunité pour interrompre la transmission de la covid-19 et de renforcer l’immunité de la population avec la disponibilité des vaccins en quantité suffisante à l’échelle mondiale, les ressources humaines et matérielles nécessaires pour faire le travail de l’accompagnement des PTFs.

« Les vaccins sont sûrs et leurs effets secondaires sont en général mineurs et temporaires », a rassuré le responsable de la mission onusienne qui dément des intox véhiculées depuis des mois autour des vaccins.

De son côté, le ministre Oumarou DIARRA a salué le soutien et l’appui des partenaires qui ont mobilisé 5 214 040 doses de vaccins pour l’atteinte des objectifs d’immunité collective. Il est important d’atteindre ce résultat parce que la Covid-19 demeure l’une des urgences sanitaires du moment à cause de la perte humaine et économique qu’elle engendre.

Par ailleurs, le ministre DIARRA a expliqué que le faible taux de couverture de la vaccination se justifie par la non-couverture de plusieurs secteurs dont l’agriculture, des ordres professionnels…c’est pourquoi au cours de cette opération, la priorité sera accordée aux orpailleurs, aux rapatriés, aux personnes vivant dans les zones difficiles d’accès, aux détenus, aux transporteurs, aux populations déplacées internes, etc.

PAR SIKOU BAH

Source : Info-Matin