Au Mali de nos jours, l’éducation des enfants qui faisait la fierté de nos familles et de la société se détériore à un rythme effréné. Les parents semblent avoir perdu tout contrôle sur leurs progénitures.

D’aucuns pensent que les progrès technologiques ont largement contribué à l’effritement de l’autorité parentale. Il convient donc d’aller à une surveillance accrue de nos enfants pendant qu’il est encore temps.

S’il y a un comportement qui défraie la chronique aujourd’hui à Bamako, c’est bien le phénomène des appartements bien équipés loués par les jeunes à des fins sexuelles.

Ces derniers s’organisent et se mettent en groupe pour se taper une maison qu’ils louent pour un weekend. Les prix oscilleraient entre 25000 et 50000 FCFA. Ils cotisent entre eux et lancent des invitations à des filles avec lesquelles ils vont passer du bon temps.

La musique, les images pornographiques, l’alcool et la drogue sont au rendez-vous de ces rencontres immorales et perverses.

Sous prétexte d’un voyage inventé, les jeunes arrivent à tromper leurs parents qui leur donnent de l’argent, si ce n’est pas le cas, ils le trouvent d’une manière ou d’une autre pour s’éclater avec les filles à qui on promet ciel et terre une fois que celles-ci acceptent de prendre part à la fête satanique.

Ces retrouvailles festives sont jalonnées de viols à répétition, des parties de jambes en l’air interminables et dans un désordre ahurissant. Chacun s’y adonne à cœur joie. Feu à volonté.

Les villas et immeubles cossus de l’ACI 2000, Baco Djicoroni, Lafiabougou seraient les quartiers rodés en la matière. Le phénomène qui bat son plein pourrait se répandre à d’autres localités de la capitale et de l’intérieur du pays si des mesures urgentes ne sont pas prises par les autorités compétentes contre les propriétaires de ces maisons qui servent d’auberges pour assouvir les désirs sexuels.

Au cours de ces virées sexuelles sauvages et nauséabondes, des maladies peuvent se transmettre. Sous l’effet de l’alcool et de la drogue, les jeunes passent à l’action sans aucune retenue.

Les plus hautes autorités et les services de sécurité sont interpellés. Il faut mettre fin à ces pratiques immorales pour redonner à la société son lustre d’antan.

Le Baron

Source: L’Observatoire