Ségou, à l’instar des autres régions, a célébré le 10 février, à la direction régionale de la promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, la Journée internationale de lutte contre la pratique de l’excision sous le thème : «Pas le temps de l’inaction : unissez-vous, financez et agissez pour mettre fin aux mutilations génitales féminines (MGF)». La cérémonie était présidée par le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, Siné Dembélé. C’était en présence du directeur régional de la promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille de Ségou, Danséni Coulibaly, de la coordinatrice UCR/ASDAP, Mme Maïmouna Sissoko et du 5è adjoint au maire de la Commune urbaine de Ségou, Mme Sacko Djélika Haïdara.

La Journée internationale de lutte contre la pratique de l’excision, instituée par les Nations unies, vise à informer les décideurs politiques et administratifs, les communautés sur l’ampleur et les conséquences néfastes des MGF afin de les amener à s’engager en faveur de l’abandon de cette pratique.

Dans son intervention, la coordinatrice UCR/ASDAP a rappelé que l’excision est une pratique traditionnelle néfaste qui engendre de graves conséquences sur la santé de la femme et de la fille. Il s’agit notamment des hémorragies, des kystes, de la fistule, des complications pendant l’accouchement qui conduisent parfois à la mort. Selon Mme Maïmouna Sissoko, cette commémoration permettra à l’ONG ASDAP d’étendre ses actions de sensibilisation et d’information dans toute la Région de Ségou. «Dans les 8 districts sanitaires, les communications seront dirigées vers toutes les couches de la société sur les multiples et graves conséquences liées aux MGF», a-t-elle précisé.

Pour sa part, le directeur régional de la promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille de Ségou dira qu’en raison de la Covid-19, des activités de communication interpersonnelle et de masse seront identifiées et réalisées par les intervenants et leurs partenaires à travers toute la région en vue d’accélérer le changement de comportement social positif et mettre fin à la pratique de l’excision qui persiste dans plusieurs localités de la Région de Ségou. En croisade contre l’excision, la direction régionale de la promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a entrepris plusieurs activités au nombre desquelles figurent la déclaration d’abandon de cette pratique par les villages de Kolotomo, Moussokorobougou, Sirandjankoro et Dougadougou dans la Commune rurale de Pelengana et 6 villages d’abandon du mariage précoce à Dougouolo.

On note aussi l’organisation d’un cadre de concertation pour la protection de l’enfant, la mise en place de comités de veille pour l’abandon des VBG au niveau communautaire, l’opérationnalisation prochaine du One stop center pour la prise en charge gratuite des survivantes de VBG et le suivi de 55 villages d’abandon du mariage précoce au niveau des huit districts sanitaires de Ségou. La cérémonie a été marquée par un sketch sur la thématique de la journée et la remise de kits de dignité aux malades de la fistule.

Mamadou SY
Amap-Ségou

Source : L’ESSOR

MaliwebSanté
Ségou, à l’instar des autres régions, a célébré le 10 février, à la direction régionale de la promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, la Journée internationale de lutte contre la pratique de l’excision sous le thème : «Pas le temps de l’inaction : unissez-vous, financez...