Le Haut conseil national de lutte contre le Sida et le ministère de la Santé et du Développement social à travers la Cellule sectorielle de lutte contre le Sida, la tuberculose et les hépatites (CSLS-TBH), en partenariat avec l’équipe conjointe des Nations unies (PNUD, UNICEF, ONU-Sida et MINUSMA) a organisé au Centre Jean Bosco de Sévaré du 16 au 19 novembre 2021 un atelier de planification de l’Initiative «Mopti, région résiliente sans Sida :je m’engage».

 

L’événement, présidé par le conseiller à la sécurité et à la protection civile du gouverneur, le lieutenant-colonel Mamadou Sidiki Konaté, a regroupé l’ensemble des acteurs locaux et régionaux intervenant dans le domaine de la lutte contre le Sida, les leaders d’opinion et les personnes vivant avec le VIH/Sida.

L’objectif global de cette rencontre était la validation du rapport de l’analyse de situation et la planification des actions prioritaires. En effet, l’Initiative Mopti «Région Résiliente sans Sida, je m’engage» vise à accélérer l’atteinte des objectifs 95-95-95 fixés pour 2025 en tenant compte des droits humains et du genre conformément aux orientations de la nouvelle stratégie mondiale de lutte contre le Sida 2021-2026.

La nouvelle approche consiste à utiliser le prisme des inégalités pour combler les lacunes qui empêchent de progresser vers l’éradication du Sida. Ainsi, il ressort que le Mali, comme la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, n’a pas pu atteindre les objectifs 90-90-90 fixés pour 2020. Avec la nouvelle stratégie qui fixe les objectifs à 95-95-95 pour 2025, l’écart entre la situation actuelle du pays (43% pour la connaissance du statut sérologique ; 36% pour l’accès aux antirétroviraux et 24% pour la suppression de la charge virale) est encore plus marqué.

Selon l’Enquête démographique et de santé (EDSM V), la situation épidémiologique du VIH de la Région de Mopti se caractérise par une prévalence de 0,7% dont 0,8% chez les femmes de (15 à 49 ans) contre 0,4% chez les hommes. Le nombre de patients sous ARV suivis dans les structures en 2020 est de 3.065.

Au regard de ce tableau, le secrétaire exécutif régional de lutte contre le Sida, édouard Sangaré, s’est réjoui du choix de la Venise malienne pour abriter la première initiative en vue de combler les gaps des objectifs 90 et améliorer ainsi significativement le dépistage, la prise en charge des personnes vivant avec le VIH et la promotion des droits humains en faveur des populations clés pour les 24 mois à venir. Il a remercié les consultants et les partenaires (PNUD, l’UNICEF et l’ONUSIDA) dont le soutien financier a permis l’analyse de la situation et la tenue du présent atelier.

La représentante de l’équipe conjointe, Dr Diallo Kany Naye Diallo, a insisté sur la nécessité pour les districts sanitaires d’adapter les résultats de l’étude de situation aux réalités du terrain en intégrant les activités pour relever le défi des lacunes qui entravent la réponse à l’épidémie du VIH.

Pour les quatre jours d’atelier, les participants ont eu droit à la présentation du draft du rapport final de l’analyse de situation par l’équipe de consultants du bureau d’étude TMC Cousulting groupe Afrique conduite par Dr Bakary Toumagnon ; la communication sur la stratégie mondiale de lutte contre le Sida 2021-2026 et la présentation du plan d’action par district sanitaire qui ont servi de document de base pour la planification d’activités prioritaires des districts sanitaires.

Dramane COULIBALY
Amap-Mopti

Source : L’ESSOR

MaliwebSanté
Le Haut conseil national de lutte contre le Sida et le ministère de la Santé et du Développement social à travers la Cellule sectorielle de lutte contre le Sida, la tuberculose et les hépatites (CSLS-TBH), en partenariat avec l’équipe conjointe des Nations unies (PNUD, UNICEF, ONU-Sida et MINUSMA) a...