L’hôtel Azalai a abrité, ce mardi 16 juillet 2019, la cérémonie officielle de lancement du Plan d’action national budgétisé de la Planification familiale 2019-2023 du Mali (PANB), deuxième génération. Le côté global de ce plan quinquennal est estimé à plus de 72 186 854 157 F CFA.

Cette cérémonie était présidée par le ministre de la Santé et des affaires sociales, Michel SIDIBE ; en présence de la Chef de file des PTF, Mme Josiane YAGUIBOU, du FNUAP ; du représentant de l’USAID, le Dr Patrice COULIBALY ; du point focal national de la planification familiale au Mali, Mme Yalcoué Aoua GUINDO, etc.

Dans son intervention, la représentante du FNUAP, Mme Josiane YAGUIBOU, Chef de file des PTF, a souligné que sur le plan international, le Mali fait partie des pays en retard par rapport aux cibles des initiatives comme FP2020 et le Partenariat de Ouagadougou. Pour changer la donne, les PTF, par la voix de Mme Josiane, s’engagent à porter la prévalence contraceptive moderne de 16 % à 30 %, à l’horizon 2023. Pour terminer, elle a réitéré l’engagement et l’accompagnement aussi bien technique que financier des PTF auprès du ministère de la Santé et des affaires sociales et ses services techniques pour la mise en œuvre, le suivi et la bonne coordination des actions de ce PANB-PF 2019-2023, investissement clé pour l’accélération de la capture du dividende démographique.

Dans son discours de lancement, le ministre de la Santé et des affaires sociales, Michel SIDIBE, a exprimé sa fierté de présider cette cérémonie. Conformément aux engagements des États à Ouagadougou en 2011, et à l’initiative mondiale en faveur de la PF dénommée FP2020 consacrée à la planification familiale de Londres en 2012.

Le Mali, selon le ministre, a fait le choix stratégique de faire de la Planification familiale une priorité nationale.

« Nous avions fixé comme objectif d’augmenter le taux de Prévalence contraceptive (TPC) pour les femmes en âge de procréer de 9,9 % en 2013 à 15 % en 2018 pour les méthodes modernes à travers la première génération du PANB », a rappelé le ministre.

Avant d’ajouter : « Il faut se féliciter et redoubler d’efforts pour continuer notre marche vers le progrès. La planification nous aide à transformer la société, à faire en sorte que la femme puisse participer à la construction de nos économies. Notre désir est de rapprocher nos services des populations rurales. Il faut une meilleure adéquation entre l’offre et la demande de santé ».

Le ministre SIDIBE a aussi rappelé que ce lancement intervient à un moment où les résultats préliminaires de l’Enquête Démographique et de la Santé (EDS) VI ont été partagés. Ces résultats ont indiqué l’évolution des différents indicateurs directement en lien avec la planification familiale au Mali à savoir la prévalence contraceptive à 16 %, les besoins non satisfaits à 24 %, un indice synthétique de fécondité à 6,3 enfants en moyenne par femme et enfin 36 % des adolescents/jeunes de 15-19 ans ayant commencé leur vie procréative (enceintes ou ayant eu un ou plusieurs enfants). Ces résultats, a-t-il fait savoir, démontrent les progrès réalisés par le Mali et interpellent sur les défis persistant en matière de planification familiale.

Pour le ministre, le coût du PANB PF pour les cinq prochaines s’élèvent à plus de 72 milliards de FCFA et devra permettre de recruter 1513 000 femmes utilisatrices de méthodes modernes de contraception ; d’éviter 582 000 grossesses non désirées ; d’éviter 208 000 avortements à risque ; d’éviter 2500 décès maternels.

Le PANB 2019-2023 s’aligne sur des objectifs sanitaires plus larges et des axes stratégiques visant à améliorer l’accès aux informations, aux services et à une gamme variée et complète de méthodes contraceptives pour l’ensemble de la population, en mettant l’accent sur les jeunes, les populations vulnérables (notamment les jeunes du secteur informel, les populations difficiles d’accès, celles des Zones de conflit, et celles en situation de handicap).

Selon EDS-VI, sur la population malienne estimée à 18 786 996 habitants, 22 % sont les femmes en âge de procréer et la moitié sont les jeunes et adolescents. Avec le rythme de croissance démographique actuel, la population va presque doubler d’ici 2030. Parmi les femmes âgées de 25-49 ans, une femme sur cinq (20 %) était déjà en union avant d’atteindre l’âge de 15 ans. Par ailleurs, environ 16 % de filles entre 15-19 ans non mariées ont déjà eu leurs premiers rapports sexuels tout comme 6 % de la tranche d’âge 20-24 ans. L’Indice synthétique de fécondité est estimé à 6,3 enfants en moyenne par femme avec une fécondité de 36 % chez les adolescents/jeunes de 15-19 ans.

Par Abdoulaye OUATTARA

Source: info-matin

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