Le 1er vice-président du CNSP, le colonel Malick Diaw (d) a présidé la cérémonie.

Hier, aux environs de 9 heures, les parages immédiats de l’École nationale de Police, Amadou Touré dit Gandi située à N’tomikorobougou étaient pris d’assaut par des automobilistes. Ceux qui n’avaient pas de carte d’invitation étaient obligés de se garer dans les différentes rues et ruelles.

L’accès à l’intérieur des locaux de cette école de formation de la police nationale, était conditionné à la présentation du précieux sésame. Notre véhicule de reportage a fait un arrêt devant le barrage.

Pendant que des jeunes, femmes, vieux et enfants, certains sur leur 31, se dirigeaient vers une autre entrée. Ils étaient venus pour soutenir leurs proches stagiaires sous-officiers en fin de formation. Soudain, un policier s’adresse à nous sur un ton autoritaire : « Avez-vous une carte d’invitation ? ». Tout de suite, il remarque que nous sommes de la presse à travers notre laisser-passer. Il nous cède le passage pour couvrir la cérémonie de sortie de la 26è promotion des sous-officiers de la police nationale.

Baptisé feu contrôleur général Célestine Dombwa, ce contingent de 2.120 élèves sous-officiers dont 475 personnels féminins est désormais apte à affronter ses missions de sécurité des personnes et des biens. La cérémonie était présidée par le 1er vice-président du CNSP, le colonel Malick Diaw en présence du directeur général de la Police, Moussa Ag Infahi.

La particularité de cette sortie de promotion est que c’est une femme qui s’est hissée major de ce contingent 2018-2019 avec 17 de moyenne, soit la mention très bien. Il s’agit de Kadiatou Samaké.

Le 1er vice-président du CNSP, le colonel Malick Diaw (d) a présidé la cérémonie

Depuis 1994, aucune dame n’a atteint ce classement à l’école de police. Cette formation reçue par la 26è promotion s’est tenue en deux phases, dont la formation en aptitude physique ou formation commune de base et celle professionnelle. Deux nouvelles disciplines, à savoir, les études sur les engins explosifs improvisés et celles sur la sécurité urbaine ou le combat urbain ont été ajoutées cette année aux domaines opérationnels pratiques.

Le contingent de 2018 – 2019 est constitué de 1.911 généralistes, 45 secrétaires, 139 chauffeurs, 5 plombiers, 5 généralistes auto, 5 électriciens bâtiment, 5 électriciens auto et 5 mécaniciens moto.

Le directeur général de la police nationale a, d’abord, rendu hommage à la marraine de cette promotion, feu contrôleur général Célestine Dombwa, «une femme qui a dédié sa vie au développement de l’institution policière ». L’inspecteur général Moussa Ag Infahi a souligné que le métier de policier exige le don de soi, le sang-froid et le professionnalisme.

Il a invité les futurs sous-officiers à servir l’État avec dévouement, loyauté et intégrité. Au nombre des missions des fonctionnaires du corps des sous-officiers, a-t-il cité, le maintien et le rétablissement de l’ordre public, le renseignement, la surveillance et le respect des lois et règlements.

Pour sa part, le directeur de l’École nationale de la police, le contrôleur général Seydou Diarra, a assuré que « ces braves dames et hommes » contribueront efficacement auprès de leurs aînés à accompagner les plus hautes autorités dans leurs nobles objectifs que sont la tranquillité et la quiétude des citoyens.

Dans une interview accordée aux journalistes à la fin de la cérémonie, le 1er vice-président du CNSP s’est dit persuadé que ces jeunes donneront du sang neuf à notre Police nationale. Selon lui, les différentes prestations présentées avec brio au cours de la cérémonie témoignent de la qualité de la formation reçue. Malick Diaw a conseillé les nouveaux policiers de continuer à être persévérants.

Il a rendu hommage aux formateurs et à l’ensemble des forces partenaires qui ont contribué à la réussite de cette formation. La cérémonie a été marquée par des exercices d’exhibition tels que  les techniques d’interpellation, de progression et de self-défense.
C’est dans une ambiance conviviale ponctuée de séances de photos, d’accolades, que la cérémonie a pris fin.

Mohamed D
DIAWARA

 

Contrôleur général Célestine Dombwa : Une Nyéléni de la promotion du genre

Née en décembre 1965 à Bamako, Célestine Dombwa réussit au concours des élèves sous-officiers en décembre 1985. Elle a obtenu le diplôme d’Inspecteur de police en 2001 et celui de Commissaire en 2004. Engagée pour la promotion du genre à la Police nationale, la défunte marraine a conçu un plan triennal pour le ministère de la Sécurité et de la Protection civile et la direction générale de la Police nationale.

Le contrôleur général Célestine Dombwa a également servi comme conseiller police dans les opérations de maintien de la paix en République démocratique du Congo et en Haïti. Elle sera nommée Conseiller technique au département de tutelle de la Police nationale avant de décéder le 14 août dernier.

M. D. D

Source: Journal l’Essor-Mali

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Le 1er vice-président du CNSP, le colonel Malick Diaw (d) a présidé la cérémonie. Hier, aux environs de 9 heures, les parages immédiats de l’École nationale de Police, Amadou Touré dit Gandi située à N’tomikorobougou étaient pris d’assaut par des automobilistes. Ceux qui n’avaient pas de carte d’invitation étaient obligés...