Les fêtes sont-elles l’occasion de tous les excès ? À Bamako, on serait tenté de répondre par l’affirmative vu le nombre élevé d’accidents de la circulation avec des blessés et des morts. Celle de la Tabaski dernière n’a pas échappé à cette règle. Cette situation s’explique non seulement par l’incivisme de certains citoyens, l’excès de vitesse chez les plus jeunes, mais surtout au non respect du code de la route par la plupart des usagers.

 

Cette attitude provoque chaque année des accidents graves. Par conséquent, les établissements hospitaliers de la capitale reçoivent un flux important de blessés de la voie publique. Certains patients viennent avec des traumatismes graves et d’autres en succombent. Un constat dans ces hôpitaux permet de vérifier cet aspect.

Au Centre hospitalier universitaire (CHU) du Gabriel Touré le service d’accueil des urgences (SAU) a enregistré 259 accidentés (8 décès constatés à l’arrivée), dont trois afflux massifs à l’approche de la fête. Selon le chef du département d’anesthésie réanimation et de médecine d’urgence (DARMU), Pr Diango Djibo, ces afflux se répartissent comme suit : un accident sur la route de Ségou entre Zantiguila et Kasséla qui a fait 20 victimes, dont 03 décès, un autre sur la route de Kabala qui a occasionné 19 blessés.

La localité de Zantiguila, située à une soixantaine de kilomètres de Bamako sur la route de Ségou a encore enregistré un second cas d’accident avec 11 victimes, dont 01 décès. L’urgentiste précise que cette année, son service a enregistré plus de malades avec 77 patients, dont 48 hommes et 29 femmes contre 60 (41 hommes, 19 femmes) en 2020. Il y a eu aussi plus d’accidents de la voie publique à l’intérieur de la ville de Bamako, avec 59 patients, dont 37 hommes et 22 femmes, contre 40 en 2020.

La tranche des 15 ans et + est la plus touchée avec 48 patients accidentés, suivi de la tranche 5-14 ans. Il faut noter qu’il n’y a eu aucun décès lié aux accidents de la voie publique (AVP) en 2021 et en 2020.
Quant à l’Hôpital du Mali, il a reçu au total 38 blessés, dont 32 hommes et 6 femmes. Selon le surveillant général de cet hôpital, Dr Bakary Dembélé, ce sont des accidents de la voie publique survenus entre le premier et le deuxième jour de la fête. Ces cas ont été enregistrés aux urgences.

Le diagnostic a révélé surtout des traumatismes graves et moins graves avec des égratignures. Parmi ces cas, certains ont subi une intervention chirurgicale d’autres sont toujours dans un état comatique. Dans la matinée du jeudi dernier, l’affluence était tellement grande à l’hôpital qu’il faut croire que les malades étaient restés à la maison. Ici, on ne note pas de décès.

Au Centre de santé de référence (CSref) de la commune III, il y a eu moins de cas cette année contrairement à l’année dernière. Selon le médecin chef adjoint le Dr Cissé Hamadoun Lamine, son établissement a enregistré trois cas d’accidents de la voie publique cette année contre six l’année dernière.

Fatoumata NAPHO

Source : L’ESSOR

MaliwebSociété
Les fêtes sont-elles l’occasion de tous les excès ? À Bamako, on serait tenté de répondre par l’affirmative vu le nombre élevé d’accidents de la circulation avec des blessés et des morts. Celle de la Tabaski dernière n’a pas échappé à cette règle. Cette situation s’explique non seulement par...