Sur les critiques qui se multiplient à l’encontre de l’imam Mahmoud Dicko, qui dévoile peu à peu ses ambitions, certains de ses défenseurs recadrent. Ils assimilent plutôt ces détracteurs à des revanchards qu’à des incubateurs d’idées pour la reconstruction du pays.

Quand il mobilisait le peuple en 2009, pour la contestation et l’échec du Code des Personnes et de la Famille ; nous l’avions applaudi en héros et personne n’a osé dire que les religieux devraient rester dans les mosquées et les monastères pour se mettre à l’abri de la scène politique !

Quand il mobilisait le peuple en 2013 pour faire relire le Président IBK à la magistrature suprême du pays. Nous l’avions applaudi en héros et personne n’a osé dire que la place des religieux était dans les mosquées !

En 2019, quand il mobilisait le peuple à la place de l’indépendance pour demander la démission du Premier ministre qui devenait de plus en plus encombrant pour le peuple et la majorité par rapport à sa lenteur dans la gestion de la crise malienne ; nous l’avions applaudi en héros et personne n’a osé dire que la place des religieux était dans les mosquées et dans les monastères, parce que nous avions besoin de lui et, n’eût été sa capacité de mobilisation, SBM serait toujours à la station Primatoriale, et ce, les hommes politiques étaient incapables de le faire partir.

En 2019, quand des citoyens, musulmans, non musulmans décident de créer des mouvements politiques de soutien à l’Imam Dicko, c’est en ce moment que nous pensons que sa place est dans les mosquées ou dans les monastères. Est-ce un problème de mémoire ?

Quand il avait réussi à libérer nos 160 militaires maliens des mains des forces du Mal ; nous l’avions applaudi en héros. Tout le monde a dit qu’il était dans son rôle en tant que Président du Haut Conseil Islamique, parce que ça nous arrangerait. Pourtant, il n’a dit à personne qu’il serait candidat pour la présidentielle de 2023 ou les législatives à venir.

Et pourquoi tout cet acharnement. Si vous vouliez qu’il reste dans la mosquée que les hommes politiques sortent dans la médiocrité pour se mettre au travail.

Est-ce un problème de mémoire ?

La Force Tranquille

Mahamadou Youssouf

SourceInfo Matin

MaliwebSociété
Sur les critiques qui se multiplient à l’encontre de l’imam Mahmoud Dicko, qui dévoile peu à peu ses ambitions, certains de ses défenseurs recadrent. Ils assimilent plutôt ces détracteurs à des revanchards qu’à des incubateurs d’idées pour la reconstruction du pays. Quand il mobilisait le peuple en 2009, pour la...