Monsieur le Fondateur et Directeur de publication

Dans votre parution  n° 64 du Vendredi 21 Avril 2017  à la une de votre journal, vous avez parlé des Vols spectaculaires à la Cour Suprême des matériels informatiques et des clés USB emportés ; un informaticien et trois gardiens déférés.

 papa mambi keita inspecteur police nationale epervier mande bij

A la lecture de cet article, je me rends compte que beaucoup de contre-vérités et de déformations des  faits ont été exposés  à la face du public  et qui  m’ont poussé à réagir étant le conseil de “l’informaticien” ; de l’enquête préliminaire au niveau de la  police (BIJ) jusqu’à l’instruction  au fond devant le juge d’instruction, mes remarques sont les suivantes :

– D’abord, mon client est administrateur civil-assistant vérificateur et non un informaticien. La Cour Suprême a son informaticien qui est différent de lui.

– Ensuite,  vous dites que les empreintes digitales de mon client ont été retrouvées  sur certains matériels ayant servi à la matérialisation de l’infraction.  Cette déclaration est mensongère, aussi elle semble être le fruit de l’imagination d’une personne mal intentionnée vis-à-vis de mon client ; elle  relève tout simplement du faux, et je ne dirai pas plus au risque d’enfreindre le principe du secret professionnel qui doit être observé dans tout Cabinet d’instruction.

En effet,  si la police Scientifique a procédé au prélèvement des empreintes digitales des uns et des autres pour les comparer  à  d’autres empreintes digitales révélées sur certains objets retrouvés dans les lieux de l’infraction, aucune conclusion n’a retenu mon client comme auteur de vol.

-Vous évoquez le vol de la nuit du 27 au 28 Octobre 2016(1er) vol. Effectivement, ce cas intéresse mon client ; Seulement votre source d’information a superbement oublié de vous parler des détails de ce vol. C’est

  1. un vol sans effraction ; Aucune porte n’a été cassée (ni l’entrée principale du bâtiment de la section des comptes ni la porte du conseiller où le vol a été constaté) pendant que le conseiller détient ses propres clés.

Autres détails du vol : le ou les voleurs ont laissé un écrit sur la table du conseiller en question. Cet écrit est versé dans le dossier  et il n’est pas de mon client.

– Le vol du 26 au 27 Novembre 2016 à la Section Administrative :

Je me permets de dire qu’en plus du vol dans la nuit du 26 au 27 novembre, votre source d’information a oublié le vol qui s’est passé dans le bureau de l’Avocat  Général de la Cour Suprême. Ce qui fait le 2eme cas de  vol avant le 26 Novembre 2016. Ce vol a été perpétré pendant que   mon client était déjà à la prison centrale de Bamako (MCA). D’ailleurs ces circonstances nouvelles ont conduit le juge d’instruction du 1er Cabinet de la Commune III a accédé à la demande de mise en liberté provisoire de mon client en son temps mais l’ordonnance de mise en liberté provisoire en faveur de mon client et du gardien a été l’objet d’un recours (appel) de la part du Procureur de la république.

Donc en définitive,  sachez que  le vol de la nuit du 26 au 27 Novembre constitue le 3e vol et non le deuxième.

S’agissant de la suite et pour être bref,  je dirai tout simplement que trois autres cas de vol ont été enregistrés respectivement  le 7 Décembre 2016, le 28 janvier 2017 et le  Weekend du 15 Avril 2017 à la Section des comptes de la Cour Suprême.

Dans votre article en question, l’exposé des faits factuels que vous avez livré montre à suffisance que les enquêteurs de la BIJ doivent s’interroger eux-mêmes sur la culpabilité de mon client en raison de multiples cas de vol que la Cour Suprême a connu pendant que ce dernier est en prison.

Vous avez donné une précision de taille. Vous dites que selon la source sécuritaire, pour le dernier vol, les voleurs sont rentrés par effraction par la fenêtre afin d’éviter le champ de vision des  caméras de surveillance qui ont été installées.

Que ce dernier cas de vol avec effraction telle que rapporté par votre source d’information laisse entre- voir l’existence d’une bande organisée au sein de

  1. cette institution et que mon client ignore complètement. C’est pourquoi, il pense lui-même que contrairement à ce que l’auteur de l’article dit dans la première ligne,  le déménagement de la Cour Suprême derrière le fleuve ne sera pas un soulagement pour elle car il est certain que les personnes qui agissent dans l’obscurité iront dans le nouveau local.

Pour me  résumer, je dirai que  mon client en raison  de la multiplication des cas de vols, après son incarcération ne saurait être retenu  désormais comme 1er témoin d’un vol commis dans les locaux de la  section des comptes à la date d’aujourd’hui encore qu’il bénéficie de la présomption d’innocence.

D’ailleurs,  c’est incompréhensible qu’un cadre  marié  à  2 femmes et 7 enfants mineurs puisse compromettre sa carrière en acceptant de soustraire frauduleusement des ordinateurs de son service après 21ans de “présence dans ledit service” (la Cour Suprême).

Enfin, pour conclure, je dirai qu’à notre humble avis,  le ou les voleurs sont toujours dehors et que mon client n’a rien à  avoir ni avec  le 1er vol ni avec  les autres vols commis au préjudice de la Cour Suprême du Mali.

 Des écrits trouvés sur les lieux pour expliquer les raisons des vols

Après la publication de notre article intitulé “vols spéculaires à la Cour suprême du Mali: des matériels informatiques et des clés usb avec des données emportés…un informaticien et trois gardiens déférés”, le Conseil de “l’informaticien”  nous a fait parvenir une correspondance pour apporter des précisions sur le cas de son client. D’ailleurs, dans cette correspondance, il ressort que des écrits ont été retrouvés sur les lieux expliquant le mobile du vol.

Les différents vols opérés récemment à la Cour suprême n’ont pas fini de livrer tous leurs secrets. Et pour cause, selon plusieurs sources concordantes, sur les quatre vols opérés (l’avocat de l’informaticien parle de cinq), deux écrits auraient été laissés par le ou les voleurs pour expliquer les raisons de leur acte. D’après les mêmes sources, dans ces écrits, le voleur aurait justifié son acte par un cas de force majeur. Il aurait expliqué dans sa lettre qu’il est à court d’argent, tandis qu’il a un malade sous les bras. Ce n’est pas tout. La lettre comporterait également une carte dessinée du Mali. Ce papier nous dit-on, retrouvé sur les lieux du premier vol, a été versé dans le dossier pour les besoins de l’enquête. Il nous revient également qu’une lettre similaire a été retrouvée encore dans un autre cas de vol opéré également dans l’une des sections de la Cour suprême. La multiplication des cas de vols avec le même mode opératoire aurait été exploitée par l’avocat de “l’informaticien” qui est un certain Adama Konaté (il est administrateur civil et vérificateur assistant) comme une preuve qui disculpe son client. D’ailleurs, le nommé Konaté, aujourd’hui sous les verrous à la prison centrale, est aussi désigné comme informaticien par certains agents de  la Cour suprême pour la simple raison qu’il aurait initié certains agents de ce service à l’informatique.

“En apprenant à certains agents de la Cour suprême à faire la saisie avec un ordinateur ne peut pas faire de quelqu’un un informaticien”, nous rétorque l’avocat du sieur Adama Konaté,  dans ses précisions adressées à notre rédaction.

K.THERA

Par Aujourd’hui-Mali

MaliwebSociété
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