Ces temps-ci, certains quartiers de Bamako connaissent des problèmes d’approvisionnement en eau potable.

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Des explications tous azimuts sont relayées. Pour couper court à toutes rumeurs, le directeur général de la Société malienne de gestion de l’eau potable (Somagep), Boubacar Kané, a entretenu jeudi 26 avril, les hommes de médias sur le sujet au cours d’un déjeuner de presse.

La capacité de production d’eau potable de la Somagep-SA  à Bamako en ces temps de forte chaleur est insuffisante alors que la demande journalière pour la population est en hausse. Pourtant, de nouveaux raccordements de la clientèle au réseau d’adduction d’eau, se poursuivent,  malgré l’absence d’infrastructures adéquates de production. Au niveau de la périphérie de Bamako, l’eau est une denrée rare. Et depuis mai 2015, des quartiers de Bamako et des localités ne perçoivent l’eau qu’une fois par jour et à des heures tardives de la nuit. La réalité : c’est la commande qui excède l’offre et crée le déficit en eau potable. Face à la presse, le directeur général de la Somapep, Boubacar Kané, au cours d’un déjeuner de presse est revenu sur les missions de sa société, les raisons des coupures d’eau, la capacité de production en eau, le besoin de la consommation nationale en eau potable et le déficit de production. M. Kane a également revenu sur la qualité de l’eau produite par la Somagep qui est parfois de couleur jaunâtre.

Sur l’épineuse question de difficultés d’approvisionnement en eaux dans certains quartiers en ce moment de forte chaleur où le besoin en eau est important, le DG Kané l’a attribué à la faiblesse des investissements dans le secteur qui sont en train de connaitre d’importants travaux.

A ses dires, les investissements dans le secteur ont accusé du retard d’où le déséquilibre entre l’offre et la demande qui explique les coupures d’eau dans certains quartiers notamment en période de chaleur. Afin de soulager les consommateurs, le gouvernement a pris la décision d’engager une réforme institutionnelle dès le départ du partenaire stratégique d’EDM-SA, Saur International en 2005. Cette réforme a abouti par la suite à la construction du projet d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako à partir de de Kabala. Pour Boubacar Kané, c’est Kabala qui sera la solution aux problèmes d’eau potable à Bamako avec une production de plus de 80 millions m3 à l’horizon 2018 à 180 millions m3 en 2025. « Avec deux stations, Bamako ne connaitra plus de crise d’eaux potable« , a rassuré le DG.

Le conférencier a aussi informé les hommes de medias sur les travaux en cours à Bamako et à l’intérieur du pays.

Autre explication aux problèmes d’eaux, c’est des coupures d’électricité qui surviennent quelques fois et qui engendrent des arrêts des machines qui marchent à l’électricité même si parfois, certains groupes électrogènes prennent le relai dans certaines localités. A ce niveau rassure le patron des eaux, la fréquence est faible.

Sur la qualité de la couleur  de l’eau, M. Kané a été on ne peut plus clair. Pour lui, la couleur de l’eau ne peut aucunement expliquer sa potabilité. Les problèmes de couleur imputables à structure peuvent provenir d’un changement exogène c’est-à-dire imputable au fleuve Niger dans certaines localités «  Cela ne met pas en cause la qualité de l’eau mis à la disposition des clients. Nous sommes vigilants sur la question. Notre eau répond aux normes de l’OMS« . Le DG a conseillé les clients à être beaucoup regardant avec les installations des maisons peuvent être source de changement de la couleur des eaux du robinet.

A.S.

 

Source: lesechos

MaliwebSociété
Ces temps-ci, certains quartiers de Bamako connaissent des problèmes d’approvisionnement en eau potable. Des explications tous azimuts sont relayées. Pour couper court à toutes rumeurs, le directeur général de la Société malienne de gestion de l’eau potable (Somagep), Boubacar Kané, a entretenu jeudi 26 avril, les hommes de médias sur...