Victime d’une chasse aux sorcières engagée depuis un certain temps contre sa personne, le Maire de la commune rurale de Dialakorodji est sorti médiatiquement de sa réserve pour se prononcer, sans ambages, sur la situation de sa commune où les détracteurs synchronisent les griefs pour le déstabiliser.

« Je veux que la vérité soit dite de façon objective », a déclaré d’entrée de jeu le Maire de la commune rurale de Dialakorodji qui se distingue par sa franchise et sa manière de voir les choses. Pragmatique, Oumar Guindo s’est dit obligé de changer de bord politique à cause du manque d’observation objective sur le fait social. De l’ADEMA-PASJ au RPM, le Maire de Dialakorodji est depuis un certain temps cadre de la CODEM où il n’apprécie pas de la même manière la situation politique actuelle du pays que ses camarades. D’où son profil bas, selon ses explications.

En effet, ce point de presse a été l’occasion pour le Maire Guindo de se pencher sur la situation de Dialakorodji où il est devenu l’ennemi juré de certains de ses collaborateurs de travail et certaines personnes qui se sont laissées par les politiques. Il a fait cas de son premier adjoint, M. Fousseyni Sidibé qui signait, illégalement, des documents administratifs comme l’attestation de vente. Toute chose qui a créé des immixtions autour du foncier. « La signature des attestations de vente est l’une des prérogatives du Maire », soutient-il.

Selon Oumar Guindo, après avoir averti plusieurs fois son adjoint pour mauvaise pratique, il a été obligé de lui interdire de signer les attestations de vente juste pour mettre fin au déluge. À l’en croire, cette décision lui a valu son interpellation pour excès de pouvoir. Ensuite s’en est suivi des campagnes de dénigrement. Rien que pour nuire à sa personne.

Parlant de l’ASACO de Dialakorodji, le Maire a dénoncé le volte-face du préfet de Kati qui l’accuse de monter un bureau fantôme pour gérer le centre de santé en question. Quel que soit le jugement dont le préfet en fait, Oumar Guindo estime qu’il était plus que jamais urgent de mettre en place un bureau transitoire quand on sait que la gestion de l’équipe dirigée par Cheick Keita devenait catastrophique. Car de 2018 à la dissolution du bureau, plus de 60 millions de nos francs ont été détournés selon le rapport d’audit.

À en croire le Maire, l’intoxication politique a fait que chacun y va de son commentaire dans cette histoire. « Je n’ai pas à me mêler de la gestion des ASACO mais il me revient d’être regardant sur leur gestion, conformément aux textes », déclare le Maire.

Parlant des histoires de détournement de derniers publics, le Maire Guindo se dit blanc comme neige et ne se reproche absolument rien. Selon lui, ce sont des histoires montées de toute pièce pour saboter les actions qu’il pose dans le cadre du développement de sa commune. « Je vie de ma retraite et des prestations au niveau des ONG », a expliqué Oumar Guindo qui dit mettre quiconque au défi de prouver qu’il a fait des détournements à hauteur de milliards.  Le maire est le seul signataire de l’attestation de vente des permis. Des compétences transférées au Maire.

S’agissant de l’affaire foncière qui oppose N’Dékédo Niaré à Sirakoro Niaré, le Maire a dénoncé la violation de la décision du tribunal administratif qui a annulé tous les permis attribués par Arouna Diarra, quand il était adjoint au préfet. « Cette affaire a pris une nouvelle tournure parce que les intérêts sont en jeu » déplore Oumar Guindo.

Adama Coulibaly

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Victime d’une chasse aux sorcières engagée depuis un certain temps contre sa personne, le Maire de la commune rurale de Dialakorodji est sorti médiatiquement de sa réserve pour se prononcer, sans ambages, sur la situation de sa commune où les détracteurs synchronisent les griefs pour le déstabiliser. « Je veux que...