Dans le cadre des activités de la quinzaine de l’environnement, le groupe réseau climat a organisé, hier jeudi, une conférence sur les enjeux et l’impact de la COP 21 sur les pays en voie de développement, d’une manière générale, et sur le Mali, en particulier. La séance était placée sous la présidence de M. Ibrahim Togola, président du réseau, assisté de Mme Kouyaté Goundo Sissoko, chef de file du groupe thématique plaidoyer lobbying et communication du Réseau climat.

La salle de conférence de la Maison des Ainés a servi de cadre pour cette conférence-débat. Il s’agissait de faire comprendre aux Maliens les enjeux des accords de Paris sur le développement durable. La conférence a commencé par le panel de M. Mouhamadou Farka Maïga, le Chef de File Développement Durable Économie Verte du Réseau Climat. Dans son allocution, M. Maïga a expliqué le sens étymologique du mot COP. Il a expliqué que 1 COP est un rassemblement des 194 États membres de la Convention Climat pour négocier et adopter des décisions, et veiller à leur suivi. Selon ses explications, la COP dure près de deux semaines.
Rappelons que depuis 1997, il y a des COP. Donc, la COP de Paris en novembre-décembre 2015 était la 21e conférence ministérielle sous la Convention Climat, a-t-il expliqué. Les enjeux du COP, qui sont entre autres de passer d’une trajectoire de 3 °C au-deçà de 2 °C.   Créer les mécanismes pour organiser la révolution énergétique mondiale, renforcer les engagements des États, assurer la solidarité entre riches et pauvres.
Après les interventions de Mr Maiga, Mme Aminata Simbara a animé le débat sur le rôle du genre dans le processus du développement durable face au changement climatique. Mme Simbara est spécialiste en appui à la gouvernance des collectivités et de la société civile et non moins formatrice dans le domaine des collectivités. Selon elle, à travers les leçons apprises de la mise en œuvre des projets de changement climatique, Reso-Climat Mali reconnaît que la prise en compte des diversités du genre reste des indicateurs importants d’adaptation durable des populations vulnérables aux effets du changement climatique et de bonne gouvernance démocratique.
À cet effet, « il n’en demeure pas moins que l’inégalité entre les genres peut être un obstacle important de valorisation des initiatives locales d’adaptation aux changements climatiques. En conséquence, pour toutes les activités d’accompagnement des collectivités et des populations locales, il est impérieux que le genre soit pris en compte dans tous les processus : d’identification, la planification, la gestion/exécution, le suivi- évaluation des plans et des budgets de programmes/projet de changement climatique. », a-t-elle dit.
L’assistance a été unanime que la femme africaine est indispensable dans le processus de la mise en œuvre des projets/programmes de développent face aux défis du changement climatique.

Christelle Koné

 

Source: info-matin

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