Bamako : Le 11 Janvier 2022, l’Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH) regrette les sanctions infligées au Mali par la CEDEAO et l’UEMOA et appelle celles-ci et l’État du Mali à privilégier le dialogue afin de convenir d’un délai raisonnable pour le retour à l’ordre constitutionnel.
Le 9 janvier 2022 à Accra, la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) ont tenu leurs Sessions extraordinaires qui avaient pour objectif de statuer sur « l’évolution de la situation politique en République du Mali depuis le dernier sommet tenu le 12 décembre 2021».
A l’issue de ces sessions, elles ont décidé d’infliger au Mali des sanctions supplémentaires, notamment la fermeture des frontières terrestres et aériennes, la suspension de toutes les transactions commerciales et financières entre les pays de la CEDEAO et le Mali, le gel des avoirs du Mali dans les Banques centrales de la CEDEAO et dans les banques commerciales des pays de la CEDEAO, la suspension de toute assistance et transaction financières en faveur du Mali par la BIDC et la BOAD…
L’AMDH estime qu’en dépit de l’exclusion de cette série de sanctions, de certains produits dont des «produits alimentaires de grande consommation, « des produits pharmaceutiques, des matériels et équipements médicaux, des produits pétroliers et de l’électricité…», ces mesures vont malheureusement toucher les populations maliennes déjà en proie à des difficultés sécuritaires et sanitaires.
En outre, l’AMDH constate avec regret que certaines de ces sanctions sont contraires à l’esprit du Traité révisé de la CEDEAO.
L’AMDH rappelle avec insistance que touchant des populations maliennes déjà vulnérables, ces nouvelles sanctions sont disproportionnées, injustes et constituent de graves violations des droits civils et politiques, des droits économiques, sociaux et culturels. Or, «le respect, la promotion et la protection des droits de l’Homme et des peuples conformément à la charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples» font partie des principes fondamentaux de l’organisation, selon l’article 4, g, du Traité Révisé. De même, la libre circulation des personnes, des biens, capitaux, et droits de résidence et d’établissement, qui sont des objectifs primordiaux de l’intégration, se trouveraient concernés par ces sanctions.
Par ailleurs, l’AMDH a pris acte des réactions des autorités maliennes le même jour. Toutefois, l’AMDH les exhorte à rester ouvertes au dialogue.
L’AMDH appelle les populations à la retenue et à croire au dialogue.
Fait à Bamako, le 11 Janvier 2022
Me Moctar MARIKO
Président AMDH
MaliwebSociété
Bamako : Le 11 Janvier 2022, l’Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH) regrette les sanctions infligées au Mali par la CEDEAO et l’UEMOA et appelle celles-ci et l’État du Mali à privilégier le dialogue afin de convenir d’un délai raisonnable pour le retour à l’ordre constitutionnel. Le 9 janvier...