Dans ce pays, on a tendance à ne louer les qualités des hommes que dans leurs cérémonies funèbres. Il faut rompre avec cette pratique pour encourager et féliciter le travail remarquable et les auteurs du travail bien accompli.

 

Le Président Malick DIAW mérite qu’on loue les qualités de leadership avèré et du bon management dans la conduite et la gestion de la boite parlementaire. Je n’ai nullement pas la prétention de faire un jugement de valeur, encore moins évaluer un bilan, loin s’en faut, puisqu’ on n’en est pas encore là. Mais le réalisme est source de bon sens !

Depuis l’installation du Conseil National de Transition (CNT) en décembre 2020 jusqu’à nos jours, que de chemin parcourue !

Le Président DIAW, un homme humble, discret et travailleur aura marqué les esprits de travailleurs de l’Institution Parlementaire, par des actions tangibles et concrètes, même si d’autres attentes subsistent encore.

-DE L’ESPRIT D’ÉQUIPE, DE SOLIDAIRE ET DE PARTAGE DE L’HOMME

Le Président DIAW aura imprimé une belle atmosphère dans le milieu parlementaire dans ses deux années de présidence déjà écoulées. Les travailleurs de l’Institution ne diront pas le contraire, car au-delà de la différence des tâches et de la dimension catégorielle, le Président a su entretenir un concept, c’est-à-dire l’esprit d’équipe par lequel nul ne se sent exclu ou discriminé.
La cérémonie solennelle organisée à l’honneur des partants à la retraite, la toute dernière, démonte que l’homme évolue avec toute son équipe et à la fois solidaire avec tout l’équipage qui compose le CNT dans toutes ses dimensions. La dynamique de telles actions à connotation solidaire et humanitaire a favorisé une cohésion entre le Personnel de l’Institution.

-L’AMBITION DE FAIRE DE L’INSTITUTION PARLEMENTAIRE, UNE VITRINE
En vertu du principe de séparation des pouvoirs, l’Institution Parlementaire est le deuxième pouvoir. C’est-à-dire combien il est important de valoriser cette Institution peu connue du grand public, en termes de son rôle, de sa compétence, bref ses missions régaliennes.
Par rapport aux personnels parlementaires de la sous-région, le parlement du Mali a besoin de modernisation tant sur le plan d’équipements qu’en termes d’amélioration des conditions socio-économiques du personnel administratif qui y travaille.
Conforment aux différentes résolutions de l’Union Inter Parlementaire, du Réseau Africain des Personnels parlementaires, le Président DIAW a prêté une oreille attentive pour que le parlement du Mali ne brille pas par la misère du personnel administratif. Il aura compris que l’organe législatif ne saurait jouer pleinement le rôle et /ou exécuté les missions régaliennes qui lui sont conférées par la Constitution sans une administration parlementaire bien outillée, performante et à la limite bien traitée sur tous les plans. Cette atmosphère d’espérance est marquée par certaines actions concrètes dans les réformes internes qu’il entend poursuivre.
-L’AMBITIONS D’UN CHANTIER DE REFORMES INTERNES
L’action d’une administration parlementaire performante va de pair avec un personnel épanoui bien formé et efficient.
Dès son arrivée, Le Présidaient DIAW et son équipe ont fait le diagnostic des problèmes récurrents de l’Institution. Ils ont redressé bon nombre de problèmes liés au cas d’injustice dans le traitement catégoriel du personnel administratif. C’est ainsi qu’ils ont rétabli les agents législatifs dans la plénitude de leurs droits. Ces cadres étaient sous-traités et mis sous les ordres mêmes de certains cadres inférieurs ou moyens. Il s’agit du problème qui avait manifestement suscité, en grande partie, la grève très remarquée du personnel parlementaire en 2017-2018.
Des formations substantielles sont faites à l’endroit du Personnel. Il s’attèle à la mise en œuvre du Protocole d’Accord du 11 décembre 2018, signé entre le comité du bureau syndical de l’Assemblée Nationale. En bon droit, le Président DIAW répond à un satisfécit d’un principe de droit qui stipule que l’État est une continuité.
Les travailleurs de l’organe législatif du Mali, contrairement à ceux de la sous-région, représentent l’image du cordonnier mal chaussé, car ils travaillent sur les statuts des autres corporations sans avoir eu même un statut, fusse-t-il particulier ou autonome.
L’espoir est donc permis cette fois-ci avec le président DIAW, soucieux du bien-être des travailleurs de l’Institution et de sa bonne marche, à hauteur de souhait.
Des actions concrètes seront ébauchées pour que le parlement de notre pays ne soit nullement complexé devant un autre de la sous-région. Telle est la vision de l’actuel Président qui a essuyé les larmes de beaucoup de chefs de famille dans la boite parlementaire, en leur octroyant leur dû, conformément au texte législatif et réglementaire.
Déjà on sent un satisfecit, à mi-parcours chez leurs travailleurs de l’Institution qui attendent à bras ouverts, la mise en œuvre d’un nouveau règlement administratif et financier et l’octroi d’un statut autonome du personnel parlementaire dans la veine des réformes internes.
En réussissant ce noble chantier d’innovations et de performance administrative, les travailleurs de l’Institution célébreront leur Président dont le management est d’une vision intelligente et pragmatique pour le rayonnement de l’organe législatif.

Souleymane SANOGO

Juriste – Analyste Politique

Source : Info-Matin