Le bout du tunnel semble désormais atteignable pour la fin du suivisme moutonnier des femmes dans la gestion des affaires publiques. Un nouveau bébé qui se veut le point de coordination de toutes les associations féminines du pays vient de voir jour.

 

La cérémonie de signature du protocole d’accord de création a eu lieu le mardi 15 octobre dernier, dans l’après-midi, dans les locaux du siège du Conseil national des jeunes sis à Sotuba-ACI dans la commune I du district de Bamako. C’était en la présence du Président du bureau national du CNJ, M. Souleymane Satigui Sidibé, les responsables des onze organisations féminines signataires et des hommes des médias. Cette nouvelle organisation, aux dires du porte-parole du comité de pilotage Mme Tandina Lalala Dicko , a comme objectif d’être le point coordinateur de toutes les actions féminines afin de pallier aux manquements constatés dans l’évolution de la position féminine « Nous avons décidé la création du Conseil national des femmes du Mali en vue d’améliorer la coordination des actions et activités des femmes ,la concertation entre les membres ainsi que la mobilisation de toutes les sensibilités de la femme malienne. Le Conseil national des Femmes du Mali est érigé comme étant la faitière des organisations des femmes en République du Mali. Il est doté du statut d’utilité publique et peut se saisir ou être saisi de toutes les questions intéressant la femme malienne au plan national et  international  » a-t-elle souligné. Pour atteindre les objectifs, le comité de pilotage est déjà sur pied-œuvre. « L’activité sur laquelle nous allons nous atteler c’est la prise de contact avec d’autres organisations qui peuvent adhérer. Et on va essayer, en synergie, de répondre à toutes les préoccupations des femmes qui sont d’ordre majeur aujourd’hui pour qui sait ce que vit la femme malienne depuis 2012  jusqu’à nos jours. »

Le CNJ salue la naissance du bébé 

Durant les dernières décennies, il y’avait, si le terme nous est permis, peu de   femmes qui ont conscience de leur devoir de s’engager dans la société, la gestion des affaires publiques .Et cette situation ne date pas de la dernière pluie et n’est ni tombée du ciel. Les facteurs socioculturels qui ont engendré cela tendent à disparaitre lentement mais surement. À travers des associations qui émergent, les femmes accomplissent aujourd’hui un travail impressionnant en termes de construction sociale et politique du pays. Nonobstant ces avancées salutaires, d’autres, insuffisantes, sont constables surtout en termes de leadership ou de la représentativité féminine lors de la prise des grandes décisions. Au Mali, le constat est palpable. Une raison pour le Président du Conseil national des jeunes, M. Souleymane Satigui Coulibaly, de saluer cette initiative des femmes comme pour dire: « Tard vaut mieux que jamais ». Selon lui, cette plateforme permettra aux femmes du milieu rural et urbain à corriger les manquements  relatifs à la position féminine tout en contribuant convenablement au relèvement des défis du moment qui sont d’ordre social, sécuritaire, économique, politique et culturel. En claire, une autre preuve de la prise de conscience du pouvoir de l’action collective et des joies de la sororité devant permettre l’éradication de l’existence d’une morale à deux poids deux mesures entre les hommes et les femmes « Je voudrai au nom de toute la jeunesse malienne vous gratifier toute notre reconnaissance et aussi notre satisfaction pour avoir l’honneur d’abriter cette cérémonie aussi symbolique et importante pour la vie de notre nation. Les jeunes ont toujours été avec leurs mamans. Qui dit jeune dit femme. Et qui dit « femme », dit « enfant ». Donc, c’est cet esprit qui a prévalu à cette réflexion d’ensemble pour que nous puissions donner un nouveau souffle à cette couche qui est assez majoritaire, mais très vulnérable ,de faire en sorte qu’il y’ ait une synergie d’action pour que le nouveau Mali qui se dessine à travers le Dialogue national inclusif et les réformes institutionnelles et politiques que les femmes et les jeunes puissent être considérés et positionnés à la place qui doit leur revenir». Selon toujours le chef des jeunes du Mali, la naissance de cette organisation est plus que nécessaire compte tenu de l’état actuel pays. « Nous sommes dans une situation très difficile, très critique de notre nation. Les femmes et les jeunes sont les couches les plus utilisés par la classe politique, la société civile, les religieux et même par les groupes armés. À chaque fois que les gens ont besoin de mobiliser, ils font recours aux jeunes et aux femmes. Mais quand il s’agit de discuter, nous sommes toujours absents sur toutes les tables de discussions. Je pense que cela est dû aussi à notre manque d’organisation, d’unité pour qu’il y ait des synergies d’actions communes. Les mamans qui ont eu l’initiative de faire en sorte qu’une structure puisse dorénavant parler au nom de toutes les femmes du Mali et accompagner par leurs fils que nous sommes sont à saluer», a-t-il entonné, avant de conclure que sa structure est disponible à accompagner toutes les actions qui seront désormais projetées.

Seydou Konaté

LE COMBAT

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